mercredi 6 décembre 2006

18 août 06, retour éclair en Suisse...suite

Oh my god!!

ben c’est la première fois que cela m’arrive mais j’ai failli rater mon avion depuis Düsseldorf!! J’avais des écouteurs sur les oreilles et mon laptop sur les genoux en train de ratrapper tant bien que mal mon blog…et voilà qu’entre deux chansons, j’entends que l’on m’appelle aux haut-parleurs…Argh! Laptop rangé, tout balancé dans mon sac à dos et départ au pas de course vers ma porte. Heureusement, j’ai pu avertir un desk Lufhtansa que j’arrivais…Incroyable, j’ai failli rater un vol! J’avoue avoir estimé le temps d’embarquement à un peu plus long…C’est pas à mon retour que cela risque d’arriver: je vais devoir attendre 5h à Unique Airport…

WE du 11 au 14 août 06, des visites de Sofia

Ce WE, Pascal et Annabel viennent nous rendre visite à Belgrade. Cela me permettra de leur faire un peu de sightseeing et de prendre aussi quelques photos de la ville. Malheureusement, il flottera un partie du WE…pour faire grand beau lundi…forcément…Ben c’était fort cool de les avoir ici. Nous avons fini samedi soir sur un bateau sur
la Sava à danser sur de la musique de tout genre! Super!
Me réjouis en tout cas d’aller à Sofia; Bulgarie me voilà (et Budapest aussi, et puis Sarajevo, je peux pas partir sans aller à Sarajevo, et puis Zagreb, et puis Mostar, et puis Bucarest…et puis
la Croatie, et Tirana, et Ljubljana…mouais, j’ai de quoi m’occuper en tout cas ;) ).

WE 28 30 juillet, Prishtina Kosovo

Aucune envie de rester à Belgrade! Départ donc pour le Kosovo, Prishtina, here I come!Kay-Nina m’hébergera le premier soir, Michael prendra le relai pour le samedi. Le matin nous allons faire les achats pour un “petit” (enough meat?!) BBQ en avance sur le premiers aout. Lionel aura ramené des lampions et autres souvenirs helvétiques. Et nous sommes bien sûr incapables de chanter les paroles de l’hymne à la requête des invités étrangers. Ouf, nous sommes donc bien Suisses (qui connaît les paroles??). Samedi après midi, je vais me balader avec Michael dans les rues de Prishtina. Urbanisme? A je crois pas, c’est un mot qui n’existe pas. Mais pourtant il y a quelque chose de sympathique dans cette ville.Plus pro américains? Difficile de trouver. Il y a des drapeaux des USA et parfois de l’OTAN un peu partout. Un des boulevards principaux s’appellent…le Boulevard Bill Clinton! Je ne déconne pas! Il y a même une grande photo de lui sur son boulevard…Il y aurait tellement à dire sur le Kosovo, les Albanais du Kosovo et leurs attentes, les Serbes et leur perspective, l’action des organisations internationales…Le lendemain, nous allons nous baigner dans un lac pas naturel mais très joli quand même. Hélas, il fait un peu froid mais cela vaut toujours la peine de se baigner!Toujours dépaysant ces petits WE. J’aime beaucoup le Kosovo et les gens sont très poli et serviables.

vendredi 7 au dimanche 9 juillet, Exit

Alors ça n’a rien à voir avec une organisation helvétique du même nom…Il s’agit d’un festival dans la forteresse de Petrovaradin a Novi Sad. La ville de Novi Sad se trouve dans la province de Voïvodine au nord de

la Serbie. La province fait frontière avec
la Hongrie entre autres.
La forteresse a été construite sur une colline. Elle surplombe le Danube. Traversez le pont et vous serez à Novi Sad même.Le festival Exit est vieux de trois ans mais joui déjà d’une belle réputation. Les groupes internationaux sont présents comme les groupes locaux. C’est une sorte de Paléo des Balkans J . Ce festival prend ses quartiers dans tout le site de la forteresse. Tous les genres de musique s’y mélangent (c’est d’ailleurs parfois un peu la cacophonie suivant où vous vous trouvez). Tout est très bien organisé même s’il manque quand de stands de bouffe. Nous avons tout de même découvert Foodland J !Nous, c’est Séverine, Michael et Olivier (moi-même donc). Sève et Michael devaient venir à Belgrade et en ont profité pour venir pendant Exit. Je les ai hébergés pendant le week-end dans le sauna (en été) qui me sert de demeure.Nous avons d’ailleurs découvert un super bar à sushis (je suis devenu accro!) qui passait de la musique des plus originales. Alors qu’il existe la fusion food, nous avons découvert la “fusion music”. Nous avons ainsi écouté par exemple No Woman No Cry chanté en Japonais par un groupe de rock de filles japonaises. Absolument mémorable.

Samedi soir, départ pour Exit. Le bus n’était pas un exprès, nous avons donc mis bien 2h pour arriver à Novi Sad. Une fois sur place, nous nous sommes un peu empressé d’aller faire un tour du côté de foodland. Nous nous sommes baladé au hasard entre les divers groupes en attendant le concert de Morrissey qui était vraiment bien. Puis retour sur Foodland et nous sommes allés écouter ce que j’espérais être David Guetta (en fait je me suis planté, il s’agissait de David Kataneo. Guetta c’était samedi…). Plus que le concert, c’était l’enceinte qui à elle-même méritait tout. Exit c’est grand. Mais la “scène” Dance. C’est fou! Elle se trouvait au fond de “l’enceinte” du festival. Arrivé vers un escalier monté pour l’occasion, vous descendez dans une sorte d’énorme fosse (il y avait quand même des dégagements mais fort pas grand). La scène est surélevée avec écrans tv et go-go dancers. Une foule incroyable. Je ne voulais juste pas imaginer un mouvement de panique là au-milieu. Rien que pour le lieu cela valait la peine se tromper de concert.Retour vers 5h du mat. On voulait prendre un bus et finalement le train était le premier à partir. Une chose est sûr: faut pas être à la bourre! En plus, les trains régionaux sont plutôt pourris. Nous avons rencontré Tina qui nous a dit de faire attention car le train continuait après Belgrade…vous imaginez la suite…La gare n’était pas la gare principale mais un espèce de lieu bizarre digne d’un bâtiment détruit du film “la planète des singes” (version originale bien sûr, la nouvelle est totalement pourrie). Le train s’arrête le temps de voir ses passages sauter. A peine ont-ils touché terre qu’il repart. Et pour nous de voir que c’était effectivement une gare à Belgrade…Nous avons dû prendre un taxi pour revenir (heureusement ce n’était pas trop cher). Mais le taxi fumait, littéralement! Et pour ne pas voir ou sentir la fumée qui se dégageait de son capot, le chauffeur fumait aussi. Pour rajouter un peu de piment à l’histoire, je lui avais donné une direction, puis en cours de route, je lui en ai donné une nouvelle. Cette andouille a refusé de changer avant d’avoir été à la première. Soudain on est moins patient à 8h du mat.

Le “lendemain” petite journée tranquille. Le soir, Michael était trop fatigué pour aller à Exit mais Sév’ était motiv’, alors départ. Sur place nous voulons nous renseigner pour les bus et train de retour avant 5h du mat’. Ben y en a pas!! Si c’est pas nul! Bonjour l’organisation! Autant sur le site c’est super mais alors autant dans les transports c’est nul. Et autant dire que pas mal de monde vient de Belgrade. Nous sommes arrivé à 22h, le dernier train et bus partent à minuit, les premiers à 5h…nous avons donc été au festival pendant 1h30 L puis retour sur Belgrade. Séve et Michael avaient de la route à faire les jours suivant d’où l’idée de ne pas non plus faire des plombes au festival.

Ce fut un super week-end en tout cas!

18 août 06, retour éclair en Suisse

Cela fait un “petit” moment que je n’ai pas réécrit, voilà donc quelques lignes. Je suis actuellement à l’aéroport de Düsseldorf. Retour au pays pour quelques jours. Je dois avouer que cela me fait plaisir de repasser dans notre immuable petite Suisse.Quasiment tous les matins, je regarde le Travel Channel. Histoire de me donner des idées et envies de voyages ;) Ce matin, comble de l’ironie, je tombe sur un reportage d’un voyageur qui fait un séjour en Suisse! Il faut que je revienne au pays pour que je tombe sur des images de
la Suisse en Serbie.
C’est donc en attendant mon vol que j’écris ces lignes, histoire de ratrapper mon retard.Je me permets de rajouter que je suis impressionné par l’efficacité et la politesse du service de sécurité allemand. Je ne peux m’empêcher d’avoir un sourire sur les lèvres…ce qui va encore m’attirer des ennuis (je parle d’expérience, ils n’aiment pas les margoulins dans les aéroports). A noter aussi l’opulence des divers magasins et échoppes. Si c’est déjà comme cela à l’aéroport, comment cela sera-t-il une fois en Suisse? Je ne peux m’empêcher de m’extasier devant le choix incroyable de chocolat (ben ouais, je ne saurais nier des origines suisses J ).

Voici donc mes derniers week-ends.

PS: je me rappelle d’une anecdote qu’il faut que je vous raconte. 48h après mon arrivée, j’ai réussi à perdre mon porte-monnaie. Vous vous rappelez? (parce que moi je ne risque pas d’oublier J ). Lorsque j’ai appelé Visa International aux USA pour qu’ils bloquent ma carte, je suis tombé sur une call center agent. Techniquement son job c’est de connaître le monde pour faire les liens avec les banques concernées. Je lui dis ce qui c’est passé et lui dit où je me trouve, en Serbie-Monténégro (ça l’était encore à l’époque). Elle me répond:”et c’est dans quel pays
la Serbie-Monténégro”…estomaqué et amusé que je suis resté
J C’est son job de connaître un peu le monde, non? Et d’un autre côté, ils ont bombardé le pays, CNN a donc techniquement dû en parler…enfin…pas le temps de s’ennuyer ;)

Week-end du 30 juin et 1-2 juillet, expédition en Roumanie

Ce WE, suite à mon plan de ne pas trop rester à Belgrade les WE, je suis parti en Roumanie avec Tina. Comment dire: la Macédoine était le club Méd’ à côté…!!

Nous sommes parti vendredi après-midi en train avec l’intention de revenir lundi matin avec un des premiers trains pour Belgrade arrivant vers 9h du mat (Cette partie à de l’importance dans l’histoire!). Alors le train, c’est tout une aventure. Faut pas être pressé! Il fait en moyenne du 70Km…5h pour arriver à Timisoara, notre destination du WE. Nous voulions aller à Timisoara pour voir le lieu d’où est issu le syndrome du même nom (voici en fait, les destinations bizarroides des etudiants HEI).
En 1989, il fut dit que, lors d’une manifestation, 40′000 personnes furent massacrées dans la ville et environ et que des charniers furent découverts. La presse du monde entier à repris ces chiffres sans les avoir contrôlé et se scandalisant des exactions. Le truc c’est qu’il n’y a jamais eu autant de victime. Il y a bien eu une manifestation et des morts (70 personnes sont décédées) mais jamais 40′000 personnes ne furent tuées et les charniers n’existent pas. Les journalistes se sont rués sur l’information sans se poser plus de question. De cela a été tiré le Syndrome de Timisoara. La peur de transmettre une information erronée…mais honnêtement, la leçon a-t-elle belle et bien été apprise?? Enfin bref…

Nous arrivons à Timisoara-Nord (heureusement, Tina avait vu la gare de Timisoara-Sud, sinon nous aurions été bon pour continuer sur Bucarest…moi, je dormais comme un bien heureux…). Et là, surprise, il y avait un décalage horaire! Plus une heure à ajouter à nos montres…avoir un décalage horaire, c’est déjà être en vacances. Et pour être décalé, nous l’étions…nous n’avions pas un sou roumain en poche (un leu, des lei). Heureusement, une banque pas loin nous permit de retirer un peu d’argent (il a fallu capter le change…et les billets sont plastifié, on dirait des billets de monopoly, quant aux pièces, se sont des pièces de dinette, elles sont si légères qu’on dirait des fausses). Un taxi et hop, direction le centre pour un hôtel apparemment pas trop cher. Et là, première surprise: le taximètre nous indique une somme incompréhensible. Nous devons payer la bagatelle de 11′000 lei, alors que nous venons de retirer 300 lei (un peu plus de 100 Fr)!! On se regarde avec des yeux énormes et commencent à froncer en direction du taximan qui, de sa voie rocailleuse de fumeur invétéré au cancer du larynx ou des cordes vocales quasi certain, nous explique que deux monnaies circulent en même temps. Enfin, c’est ce qu’on comprendra aussi par la suite. En fait, une nouvelle monnaie avec une nouvelle valeur a été instaurée. Ceci en raison d’une éventuelle intégration dans l’Union Européenne j’imagine. Peut-être aussi pour simplifier plus tard le passage à l’Euro? 10′000 lei ancien valent 1 leu nouveau.
L’hôtel n’était hélas pas le bon et forcément hors de nos prix. Nous partons donc à la chasse à l’auberge. Heureusement, nous rencontrerons par hasard Ionut et Gianina, deux jeunes roumains, qui nous aiderons à trouver une auberge pour pas trop cher. Sur le chemin, nous discuterons de la vie en Roumanie et je serais surpris de l’attitude si dure de Ionut envers les Roms. Des paroles si sèches et tranchées me feront penser que l’acceptation et l’intégration de cette population a encore du chemin à faire. Il m’expliquera qu’il voit les Roms comme les responsables de la très mauvaise image que la Roumanie a à l’étranger. Que ce sont des voleurs, fainéants et bon à rien. J’écoute.

Notre auberge est absolument super et pour pas cher. Propre, calme et une super salle de bain avec une baignoire à remous (que je testerais samedi soir…c’est génial ce truc!).
Le lendemain, nous partons visiter Timisoara et chercher quelques infos sur une petite ville thermale que nous voulons visiter dimanche. Bon, alors niveau information faut pas être pressé parce que même quand ils annoncent que c’est ouvert, ben c’est fermé…Heureusement, une agence de voyage nous informera…vaguement…c’est toujours ça de pris.
La ville n’est pas très grande et nous en faisons vite le tour. On se balade à droite à gauche. Le roumain est vraiment une langue intéressante. On fait en parlant français et italien, on arrive à se débrouiller. Nous visiterons la plus grande église orthodoxe de la ville. Là, nous aurons la chance d’assister à un mariage. L’église n’est pas réservée. Les gens entrent et sortent. Toute la cérémonie se passe en chants et litanies. Pas de speechs insignifiants. Les deux officiants chantent et deux personnes donnent les voies d’écho. C’est splendide.
Après avoir marché toute la journée, nous mangeons le soir dans un restaurant typique et buvons une bonne bouteille de vin roumain.

Le lendemain, debout aux aurores (avec un doute sur l’heure des natels a cause du decalage horaire, n’est-ce pas Tina ;) faut dire qu’avoir ce genre de doute a 4h30 du mat’, ca fait bizarre…). Nous prenons un train pour Baile Herculane. De là, nous allons essayer de repartir directement pour Belgrade le soir même. Notre train est à 6h du mat et franchement on dormira une bonne partie du voyage…un taxi (aux vertues amphibie tellement il pleuvait!) nous amene a un truc qui doit ressembler au centre…

Et c’est la flotte qui nous suivra toute la journée. Baile Herculane est soit disant une charmante station thermale à la grande renommée sous les Tsars et toujours fameuse pour ses bains. Une idée très réjouissante que d’aller se reposer dans des bains. Et bien que nenni. Tout d’abord il pleut comme jamais. Nous sommes trempe en moins de deux. Ensuite, la ville est un peu une ville fantôme. Les beaux bâtiments d’antan tombe en ruine. Les seuls qui tiennent encore debout sont les hôtels de l’époque communiste. Nous entrons dans quelques pour demander où il est possible de se baigner. Tous nous indiquent deux hôtels introuvables. J’ai un peu l’impression d’être dans la quatrième dimension…Il nous faudra trouver un bancomat et marcheront sous la pluie (l ai-je deja mentionne??) en tout cas 1′000 km…Finalement nous irons à l’hôtel Ferdinand où nous pourrons enfin nous baignons, jacuzzi et sauna. Mais honnêtement, ces spas ressemblent plus à des cryptes qu’autre chose. Nous essayons de manger un petit déjeuner mais sans succès. La cantine ressemble à celle d’un hall de gars avec de la musique, de très mauvaises reprises de chansons mielleuses par artistes inconnus. Bref, pas de quoi pavaner. Tous ce que nous mangerons de la journée sera un paquet de chips, un café et quelques biscuits…Ajoutons à cela que le train qui devait nous mener à Belgrade ne part en fait pas à 15h mais à trois heures du mat…et passe par Timisoara (c’est celui que nous aurions dû prendre le lundi).
Pas de problème, Il y a une ville à la frontière roumaino-serbe depuis laquelle il doit être possible de prendre un bus pour Belgrade.
Mais là, je crois qu’à partir du moment où l’on improvise, il faut accepter l’imprévu et rester zen!(surtout dans ces cas-là dirons-nous).

Nous prenons donc le bus, et quittons avec joie Baile Herculane. Arrivé à la frontière, nous sommes, gentiment, éjectés du bus. Nous espérons pouvoir passer la frontière à pieds. Mais c’est sans compter sur l’incroyable impolitesse des douaniers. Cette douane, c’est une espèce de foire d’empoigne, une drôle de cours de miracle. Où les douaniers n’attendent qu’une chose: le bakschich…Une voiture acceptera de nous prendre pour passer la frontière. C’est un type qui est accompagné d’une dame et d’une vieille dame. La vieille se fera éjectée de la voiture, on a toujours pas compris pourquoi…il nous aura fallu 3h pour passer la frontière…de l’autre côté se trouve le duty free shop. Celui-ci doit fermer dans une semaine sur “ordre” de l’UE. En fait, notre conducteur fait de la contrebande cigarette…comme la moitié des voitures qui passent cette frontière d’ailleurs. Il achètera une vingtaine de cartouches de cigarettes qu’il cachera partout dans la voiture (y compris dans les enjoliveurs…). Il a même une ceinture spéciale qu’il se met autour du ventre où il y glisse des paquets…Tout ceci bien sûr sous l’œil bienveillant des douaniers roumains…mais qui commencent à se rapprocher un peu trop près de la voiture (on est corrompu mais quand même…et il y a peut-être le moyen de retirer encore un peu d’argent). Sur le pont qui fait la frontière entre la Serbie et la Roumanie, un douanier serbe fait les allers et retours avec un sifflet pour faire avancer les voitures qui roulent à 5Km. Le sol est jonché de paquets de cartouches. Notre voiture fait des zig-zag pendant que le chauffeur gesticule pour cacher les cigarettes. Le reste, il les mettra dans un sac en plastique entre Tina et moi!! Honnetement, Tina, qu’est-ce qu’on est venu faire la?! :) Je dis à Tina que nous ne parlons pas un mot de serbe (Tina parle tres bien le serbe) et que nous sommes deux gentils touristes (ce qui est vrai ;) ). A la douane serbe, la dame parlera à Tina…le conducteur l’engueulera en lui disant qu’elle ne parle plus le serbe jusque de l’autre côté de la frontière, et ceci devant le douanier!…on en reste bouche bée…Mais nous passons sans encombre la douane. Seulement nous aurons perdu tant de temps, que arrivé à la station de bus, nous apprenons que nous avons raté notre bus pour Belgade…Il faut donc redescendre au sud jusque à Niš et reprendre le bus qui vient de Skopje pour Belgrade (ça me rappelle vaguement la semaine passée). Nous arrivons à Niš vers 23h et des poussières, et la caissière nous annonce que le bus de minuit 40 et complet. Il ne reste plus que celui de 2h30…que dire…il y a un temps pour laisser aller…heureusement, en revenant à minuit, nous apprenons qu’il y a des places qui n’ont pas été prises et partons enfin à minuit 40…arrivée à Belgrade vers 4h du mat…Petit dodo, petite douche et hop au boulot…frais comme un cactus…Pour couronner le tout, quelqu’un se jettera sous le bus de Tina en allant au boulot…decidemment…y a des WE vaut mieux rester coucher…

Quel week-end, absolument inoubliable et pas des plus reposant…mais pleins d’aventures!:) Malgre tout, je me suis amuse et ce fut un plaisir que de voyager avec toi Tina! ;) tu etais vraiment super et on fait une chouette equipe de voyage…mais la prochaine fois, on reste dans des endroits de touristes avec des restos et des cafes a portee de main!! :)

17 juin, concert de Ceca

Concert de Ceca (prononcer: Tsetsa),

Rien a voir donc avec un traité européen, je vous prie. Il s’agit de la plus grande star de turbo- pop-folk de Serbie. Elle est la veuve d’un criminel de guerre et ancien voleur de banque (à ce que l’on m’a dit…). Il s’est fait assassiné à bout pourtant en 2002, je crois. Un gars charmant quoi.

J’étais sur les remparts de la forteresse de Kalemegdan quand je vois de l’autre côté de la rivière Sava, une énorme scène où un groupe fait des soundcheck. Il s’agissait des préparatifs pour le concert de Ceca. C’est un événement à ne pas manquer! Je cours voir s’il y a encore des billets et téléphone en vitesse à Tina et Nathalie. Départ pour le concert!Nous prenons le taxi pour aller de l’autre côté de la rivière. Et là, c’est un flot de monde qui se rend au concert. Je pensais bien qu’il y aurait du monde mais alors à ce point là!Le concert est organisé sur un terrain entouré de hautes barrières.L’intérieur de l’enceinte est gigantesque! 100′000 personnes se rendront au concert…

Le malheur avec ce terrain c’est qu’il y avait des trous par-ci par-là. Résultat: des fois, suivant où vous vous trouviez, vous perdiez 10-15 centimètres. Ce qui, dans ce pays où les gens sont très grands, n’est pas négligeable…D’aileurs, autant être un peu en arrière pendant le concert. Les gens sont déjà grands mais en plus ils lèvent les bras quand ils chantent…on ne voit donc plus grand-chose…Et les deux écrans géants de chaques côté n’ont pas marché avant la moitié du show. Sur certaines chansons, on n’entend que les gens chanter, c’est hallucinant!

Nous sommes rentrés vers 11:30, le concert a commencé vers 21:00. Dans les rues, on pouvait entendre les télévisions des maisons retransmettre le concert en direct. Le show a terminé vers 1h du mat’. Elle ne se moque pas du monde en tout cas. Quelle énergie!

Week-end en Macédoine (23 au 26 juin 06)

Week-end du 23 au 26 juin (un long week-end…)

Ce week-end, je pars pour la Macédoine (si si la salade…en parlant de salade, ils ont, en Macédoine, sur quasi toutes les cartes de resto une salade qui s’appelle la Sexy Salad…toujours pas compris ce que c’était).

Pour y aller, je passe par le Kosovo. En Serbie, est utilisé l’euphémisme: la (les) provinces du Sud ou le Sud de la Serbie, pour parler du Kosovo. Ah oui, c’est un sujet sensible.
6h de routes m’attendent. Alors je ne pourrais que difficilement vous commenter les paysages puisque je dormais. Mais bon, avec quelques battements de paupières que je peux vous dire que je peux skipper ce passage. Arrivée à la frontière avec le Kosovo, les choses changent. Le drapeau de la MINUK (mission des nations unies au Kosovo) flotte. Je dois descendre du bus (vous pensez, notre passeport suisse est absolument immanquable!!) pour recevoir un visa: un bout de papier avec ma date d’arrivée. Les voitures sortant du Kosovo pour la Serbie changent de plaques; trop dangereux de se balader avec des plaques kosovars. A peine la frontière passée, les minarets des mosquées commencent à apparaître. Il y a plein de maison en brique rouge qui sont construites un peu partout, n’importe comment, sans aucun plan d’urbanisation. Il y a en partout. C’est étrange de voir ces champs avec ces maisons rouges qui poussent un peu partout. Des motels et des stations apparaissent par-ci par-là. Il paraît que les motels sont souvent des bordels et les stations services un moyen de blanchir de l’argent.
J’arrive sur Pristina. C’est un étrange sentiment que d’arriver dans une ville qui n’est connue que par l’intermédiaire des médias et, hélas, pour toute la souffrance d’une région. Pristina résonnait pour moi avec l’écho des multiples papiers lu au HEI. Et de la bibliothèque de l’institut ou de mon écran de télévision, apparaît Pristina véritablement. Je ne resterais hélas pas longtemps mais j’y reviendrai.
Ici je suis accueilli par Kay-Nina, une amie d’un ami, rencontrée à Belgrade mais qui travaille à Pristina. Je me suis invité à Pristina, elle m’invite à faire une excursion en Macédoine avec ses amis. Je ne peux qu’accepter avec le plus grand des plaisirs. En définitif, les plans ne sont pas faits pour être changé??
Après une rapide douche, nous sortons nous restaurer. De prime abord, les gens ont l’air très sympathique et moins cassant qu’à Belgrade. Le repas sera gargantuesque est heureusement, Séverine et Michael viendront nous aider. C’est avec eux que nous partirons demain. Séverine et Suissesse et Michael Canadien.
Nous finirons la soirée dans un bar à regarder la Suisse battre la Corée 

Petite anecdote, le Kosovo utilise un réseau monégasque pour ses natels. Ils préfèrent payer plus cher que de devoir donner de l’argent a des compagnies serbes.

Le lendemain, réveil plutôt matinal. Il y a de la route à faire. Heureusement, Kay-Nina a une voiture ce qui nous permettra de gagner du temps et d’être plus libre au niveau des horaires. Notre première BA sera de sauver un petit chien qui se baladait dangereusement le long de la route (et ces petits chiens seront ma perte…ou plutôt celle de mes biens…vous verrez). Nous grimpons dans les montagnes pour traverser la frontière macédonienne. Petite halte dans un village pour manger un morceau et discuter un moment avec un policier qui se plaint de la corruption du pays. Il a vécu en Allemagne. Il est revenu ici et veut bien faire son travail mais tout un système l’en empêche. Que faire lorsqu’il y a des gens pleins de bonne volonté mais qui sont empêché par une hiérarchie pourrie? Les gens parlent un peu l’allemand dans la région, c’est assez drôle.

Nous repartons en direction d’un monastère. En chemin nous prenons un monsieur qui fait du stop et qui nous dirigera vers le monastère. Le site est un superbe endroit. L’église brille de ce métal travaillé et la paroi centrale est un fantastique travaille sur bois, une véritable dentelle en trois dimensions. Nous buvons un peu d’eau sainte se déversant dans une fontaine (nous espérons que nous avons le droit de faire ça). Apres cela tout nos maux doivent être guéri j’imagine…Les bâtiments du monastère sont habites par des moins et leur est un habile travaille de bois et de façade blanche.

Nous continuons notre route en passant par des vallées. De vieux villages se succèdent. Sur les parois d’autres villages s’accrochent, se signalent et saluent mutuellement par leurs minarets.

A Debar, nous nous arrêtons pour manger. Ce village est un joyeux chaos. Rien n’est signalé et nous nous retrouvons à la frontière albanaise. Pas vraiment notre direction, mais pour un prochain voyage. Nous retrouvons finalement la route pour le lac d’Ohrid. Sur le chemin nous nous baignerons dans un superbe et grand lac artificiel. L’eau est délicieusement bonne. Elle le sera tout autant à Ohrid. Ce village donne sur cet immense lac. Le soir nous prendrons l’apéro au bord de l’eau, puis nous ferons une petite balade dans la vieille ville jusqu’à la vieille église dignement illuminée. Cette dernière marche sera récompensée par un délicieux poisson. Le lac d’Ohrid a quelque chose du lac Léman. Non non, ce n’est pas la nostalgie qui me fait dire ça! Mais peut-être la taille du lac et les montagnes qui l’entoure…

Le lendemain, départ pour Heraklea. Un vieux site romain où passait la Via Egnatia, la route romaine qui traversait les Balkans jusqu’à Istanbul. Le site est très beau (même si le prix pour prendre des photos dans le site est scandaleux). Nous avons un droit à un petit cours de la part de Séverine (merci Séverine! c’était super intéressant) qui a étudié l’archéo et plus particulièrement cette route. Nous poursuivons jusqu’à Prilep. Le paysage change est nous sentons que nous arrivons sous de nouvelles latitudes. Après le sud des plaines de Vojvodine, les hautes collines de Kopaonik, les montagnes du nord de la Macédoine, nous arrivons vers les terres couleurs ocres, brunes et jaunes du Sud. C’est une autre atmosphère. Un peu comme si la mer n’était pas si loin. L’idée me tente de prendre mes affaires et de continuer vers le sud. J’ai ce qu’il faut: quelques habits de rechange, mon passeport et un peu d’argent. A Prilep, nous cherchons un vieux monastère, celui de Treskavec, perché dans la montagne. L’idée est d’y grimper à pieds pendant deux heures environ. Michael se demande le pourquoi de ce besoin qu’ont les Suisses de vouloir toujours grimper des montagnes. Bonne question…aucune idée?!:)Alors que nous tournons en vain pour trouver la route, il essaiera de nous tenter avec une partie de foot mais sans succès (sorry buddy!). En fait, c’est à Prilep que se passera une mésaventure fort désagréable. Un petit chiot, les yeux à peine ouverts, à failli se faire écraser. Il etait au plein milieu de la route, si petit qu’il passait sous les voitures. En amorçant la descente de voiture pour le sortir de la route mon tout nouvel appareil numérique tombera sans que je m’en aperçoive. Alors que celui-ce est normalement toujours en sécurité, je l’avais mis, 30 secondes avant l’incident, à côté de moi pour donner quelque chose à Séverine. Puis le chiot est apparu. Ce n’est qu’arrivé au restaurant que je réaliserais de la disparition de l’appareil et bien sûr il sera trop tard. Arghhh, j’adorais cet appareil!! Finalement nous repartons. Cela ne sert a rien de continuer a chercher en vain. Pourquoi s’apitoyer sur le passé, ce qui est fait est fait. Nous trouvons finalement la route qui nous mène au début de la piste qui mène au monastère. Ceci non sans avoir fait quatorze fois l’allé et retour dans Prilep…nous connaissons le centre absolument parfaitement  La montée fut magnifique et la vue éblouissante. A nouveau la terre est très belle et depuis là-haut, nous pouvons admirer les champs qui transforment le paysage en mosaïque. Ce sont ces instants de plénitudes qui sont si fantastiques, si inoubliables. J’ai adoré. Un exercice de style aussi que de transformer une mésaventure qui s’est déroulé il y a peu (pauvre petite camera…et pauvre porte-monnaie, il faut que je m’en procure une nouvelle), en un simple souvenir et de pouvoir ensuite passer à quelque chose d’autre de bien plus beau, de bien plus positif. Le fait d’être sur cette montagne ;).

Nous repartons hélas un peu à la bourre, mais en ayant le temps de sauver deux tortues (d’un autre côté, il n’y avait pas un chat, à sauver, sur la route…nous évitons aussi d’écraser une vache. Ce qui me fait dire que nous l’avons sauvée…tout comme toute la population macédonienne, puisque nous n’avons écrasé personne…et voilà comment cela part en vrille…). Je dois attraper mon bus de nuit pour Belgrade depuis Skopje et le temps s’enfuit. Un dernier coucher de soleil, il s’agissait sans doute de la forge d’Héphaïstos tellement ce coin de ciel était rouge. Peut-être un appel lointain de ces dieux grecs, dont les contes ont suivis et marque mon enfance, pour me dire de ne pas oublier de venir un jour en Grèce; leur rendre visite, les remercier des histoires et aventures qu’ils ont vécu et qui m’ont fascine. Promis, j’y viendrai. (Kay-Nina, Severine et deux autres amies vont gravir le Mont Olympe…voila une bonne raison pour aller en Grèce…le Mont Olympe…quel nom mythique, la montagne des dieux. Il faut que j’y fasse un tour décidemment).
Arrivée sur Skopje un peu hectique, il ne me reste que peu de temps. Je prends un taxi car nous ne connaissons pas la route pour la station des bus. Les autres me suivent derrière. Heureusement, le chauffeur sait un peu l’allemand. Arrivé à la station de bus, j’ai hélas à peine le temps de saluer mes nouveaux copains que je dois courir prendre mon billet. Kay-Nina, Séverine, Michael, je vous remercie mille fois pour ce magnifique week-end, il restera à jamais gravé dans ma mémoire comme un superbe souvenir. Je n’ai pas été très causant (cela en surprendra plus d’un, je le sais ;) ), les deux trois dernières semaines n’étaient pas vraiment top (d’un autre cote, je ne sais pas si je suis vraiment un grand bavard…a vous qui me connaissez de répondre). Vous et ce voyage avez été ma bouffée d’oxygène. Votre naturel et votre esprit positif mêlé à la nature traversée pendant ce séjour m’ont appris tant de choses. Je m’y retrouve dans tant d’aspect. Encore merci. J’espère pouvoir vous le rendre un jour ;) .

Le bus pour Belgrade était un peu pourri, je dois dire. Sur mon siège le bouton pour la clim’ était raide et cela soufflait à faire s’envoler une collection d’enclumes (bon, la j’ai peut-être mis un peu trop d’emphase, mais l’idée est la ;) ). Les dossiers ne se rabattaient pas et le chauffeur faisait un peu trop de zig-zag à mon goût…A la frontière serbe, j’ai eu le droit à un contrôle un peu plus serré de mon passeport. Était-ce parce que je suis sorti par le Kosovo et donc sans stampel? Il faut dire que je devais repasser par la Macédoine pour rentrer ensuite en Serbie. Passer par la Serbie n’est paraît-il pas possible. En effet, les Serbes considèrent que la frontière entre le Kosovo et la Macédoine est leur. Mais comme ils n’ont aucun contrôle possible (puisque gérée par la MINUK et la police kosovar), ils considèrent qu’une entrée par le Kosovo est une entrée illégale, et vous ne pouvez donc pas rentrer ensuite en Serbie. Voilà pourquoi il faut passer par la Serbie pour retourner au Kosovo si, plus tard, vous voulez retourner en Serbie…pas compliqué, hein?!

Je suis arrivé à 5:30 à Belgrade. La vue sur la campagne serbe le matin est splendide. Un fin brouillard flotte au-dessus du sol et, avec l’aurore qui pointe, les premiers rayons de soleil filtre. Ce sont des couleurs orange jaune rose pâle qui apparaissent; une splendeur. Mais j’admets qu’il me fût dur de garder les yeux ouverts. 9:30 de voyage assis, ça vous rétame…

Une douche et puis départ pour le boulot, mais sans problème et bien au contraire, la tête pleine de merveilleux souvenirs…

Au prochain voyage…

;)

20 juin 06, aller chez le coiffeur...

Je me décide à passer chez le coiffeur…un peu la mort dans l’âme, je l’avoue. Non pas que je n’aime pas ça, mais rien qu’en Suisse, j’ai de la peine à ressortir satisfait, alors imaginez un peu dans un pays où vous ne parlez pas la langue…
Je demande à mes collègues un coiffeur qui articulerait deux trois bribes d’anglais et m’envoie chez leur favori. J’apprendrai par la suite qu’il est le coiffeur de M. Tadic, président de la Serbie (rien que ça). Un joli endroit ce salon. Mais j’ai été pris par un doute au moment du shampoing…La miss massait si fort le cuir chevelu que mes cheveux en hurlait de douleur. Je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé avec le toiletteur pour rien la porte à côté…Si ma tête n’avait pas été bien callée dans la bassine, elle se serait détachée de ma nuque pour aller percuter le mur juste à côté des statues en faux marbre.

Je suis ressorti pas déçu et avec un kilo de cheveux en moins.

Remarque sur un tout autre sujet:
Certains ne le savaient peut-être pas encore, mais j’ai (quoique l’usage d’un point d’interrogation serait plus approprié) une femme de ménage (c’est un comble). Alors il faut dire que le cours de la femme de ménage (si j’ose dire…) est beaucoup moins élevé qu’en Suisse. Il y a toute fois de petits inconvénients. Lorsqu’elle jure qu’elle va venir, je ne suis sûr que d’une chose…je ne suis pas sûr qu’elle va se pointer…va falloir que je règle ça. Decidemment, le personnel n’est plus ce qu’il etait ;)

dimanche 18 juin, Novi Sad

Une très joli dimanche à la campagne. Ça fait le deuxième en campagne, et je vous en prie cela n’a rien à voir avec un terme militaire, deviendrais-je d’humeur bucolique? Moi qui ai toujours été contre le principe des promenades dominicales en famille, deviendrais-je soudain pour ces promenades le jour du Seigneur…

Vukica (une collègue de Vincent, un copain) nous a invité à aller manger du poisson dans un joli resto au bord du Danube. Le restaurant était très joli et une douce chaleur écrasante nous accompagné tout le long de la journée. Le poisson était succulent et cela me changeait des plats de viande…Nous avons aussi eu une brève discussion sur le pourquoi du nom du Beau Danube Bleu. Notre ami Strauss était-il daltonien? Était-il sous LSD? Serait-ce une piètre opération marketing des pays qui sont traversés par ce grand fleuve? Quelqu’un à suggéré la pollution mais nous lui avons ri au nez!:) De la pollution en Europe?? Non non, c’est sûrement Strauss qui s’est fait un cône de bonne un peu trop tassé…

Puis petite halte dans des champs pour faire des bouquets qui ne dureront que le temps d’être cueilli et qui malgré tout fleuriront nos souvenirs.

Et petit café à Novi Sad…

Une bien belle journée, je revois ma copie sur les promenades dominicales…

PS: j’ai découvert une bien curieuse façon de dépasser (la sécurité routière m’interpelle beaucoup, surtout après quelques événements passés…). Imaginez trois voies. Celle tout à gauche va dans un sens, celle tout à droite va dans un autre sens. Et celle du milieu? Elle sert de voie de dépassement…pour les deux routes. Vous avez donc intérêt à bien calculer votre coup…Intéressant, n’est-ce pas? Un peu de piment dans la vie cela ne fait pas de mal… ;)

13 juin 06, vu depuis ma fenêtre

J ai donc une vue magnifique sur un carrefour d une des rues principales de Belgrade.
Ce matin des eboueurs etaient la en train de faire leur boulot. Les tenues sont tout ce qu il y a de plus commun a la profession, orange petant et argente avec un peu de noir par ci par la. Ils travaillaient dans l ombre a nettoyer des vitres. Mais quel ne fut pas ma surprise, en y pretant un peu plus garde, de voir l un de ces eboueurs avec des talons aiguilles! On a beau etre une femme eboueur, il n y pas de raison pour ne pas etre coquette! Il y avait quelque chose de decale a cette scene: un metier qui n est pas forcement des plus ragoutant (mais oh combien necessaire pour ne pas jouer un mauvais remake de La Peste de Camuz), une employee qui malgre tout voulait mettre les chaussures qui lui plaisaient. J ai trouve tres sympa et ca a egaye ma matinee, qui avait deja fort bien commencee ceci dit en passant :)

12 juin 06, la loi de murphy au carré

Je vis une loi de murphy au carre et ce n est franchement pas cool…ou comment le destin teste ma patience…(ou alors il veut m expliquer quelque chose mais des lors, qu il soit plus explicite parce que ce n est pas clair!).

Alors que je suis en Serbie, l on m avait promis un ete torride (comprenez la chaleur ;) )! Je suis a Belgrade, et le temps est a la flotte. Mais il parait qu en Suisse, le ciel est radieux…injustice, injustice…week-end donc pourri. Lundi, debout pour aller au boulot. Et que vois-je??!! Le soleil qui me nargue…l’aurait pas pu se pointer plus tot dans le WE, non?! Je resume: beau chez vous, moche ici, beau chez moi…mais un lundi…

Ajoutons a cela une blessure a la cheville. Resultat: je boite. Mes chaussures sont raides (c est un peu grace a ca aussi que je me suis fait mal), je decide donc d en acheter une nouvelle paire. Je me dis qu avec le nombre de magasins de chaussures, ce ne devrait pas etre comme chercher le Graal! Ben le Graal, somme toute, ca ne serait pas une mauvaise idee. En fait, ce n est pas tout d avoir une idee de la pair de chaussure que vous desirez (et la encore, n ayez pas d idees folles et adaptez vous a la situation; sinon, vous risqueriez d etre decu), il faut aussi qu il y ait la taille. Parce qu ils ont peut-etre la chassure, mais souvent c est uniquement celles qui sont en expositions…je suis donc encore et helas toujours a la chasse a la chaussure. Patience, patience…

Ceci dit, il faudra aussi que je me mette a la chasse a un nouvel aspirateur. Celui que j ai est minus et le boucan qu il fait doit etre inversement proportionnel a son efficacite…et je vous jure qu il en fait du bruit (une vraie turbine de F/A 18). Il a aussi un petit cote enervant: la sortie d air se fait par les cotes. Donc des que vous l approchez d une poussiere lambda, cette poussiere virvoltera gracieusement trois metres plus loin ceci a cause de ladite ventilation laterale. A nouveau, je me rappelle tant bien que mal de mes cours de Yoga…alors que de prime abords, ce sont mes cours de lancer de poids qui me viennent a l esprit…zen zen…

Voila donc de quoi est fait ma vie ces derniers temps, il y a decidemment plus sexy et aventureux! Il faut que cela change!! :)

1 mai 06, Une soirée au Tramway

Voici donc quelques photos de nous au bar du tramway (non nous n etions pas a Epalinges…et meme si nous etions en Suisse qu est-ce que nous irions faire dans ce bar…et meme a Epalinges. Enfin John, tu pourrais nous faire une visite guidee de ton fief un de ces quatre :) ). C etait le 1 mai, le jour du travail ca se fete. Bien sur peut de monde travaillait le lendemain…sauf moi…ce fut dur. Le pire c est que je n ai bosse que trois heures. L'internet a plante donc impossible de continuer…j etais ravi. Une autre photo a ete prise au bar bizarre (je ne sais pas si c est son vrai nom, mais ca lui va bien). Le DJ avait un look de pirate. Nous avons pris quelques photos de lui et meme un petit film (les joies du numerique :) ). Je les mettrais la prochaine fois. Il avait l air d avoir un de ces spleen, en tout cas pas fit pour jouer dans Pirates des Caraibes...

5 juin 06

Ce soir nous sommes allés manger un de ces morceaux de viande, mais alors un de ces morceaux de viande!

L'idée de base était d'aller manger grec (le Zorba, je ne peux que vous le recommander), mais forcément, loi de Murphy veut, s'était fermé. Vous pensez bien que si nous y étions allés en traînant la patte, ça aurait été ouvert…nous avons finalement atterri dans un petit resto fort sympathoche au relent de déco victorienne B&B typique…une viande mais qui vous fondait dans la bouche. Je vous assure que j'ai pris mon temps pour déguster, au grand dam de mes compagnons de tablée qui se sont jetés sur leur assiette tel les voraces (et j'espère que vous lisez ces lignes ;) ). Bon c'est vrai que j'ai pris mon temps, tellement que la bête aurait eu le temps de repousser autour de la fourchette. A noter tout de même que malgré un joli décor, le service est des plus déplorables (et je reste poli). Et ceci dans tous les restos en général. Ouvrir une école hôtelière, c'est s'assurer un joli business. Si vous voulez commander, vous avez intérêt à vous accrocher à la manche du serveur (et encore, il pourrait même continuer à vous ignorer). Parce que niveau remake de l'homme invisible, nous étions les acteurs principaux…A croire que nous les ennuyons dans leur vie surchargée de serveur (nous étions les seuls quasiment). Mais ne leur en tenons pas rigueur, ce fut fort bon.

De deux choses, l'une: vous allez me dire que je ne parle que de bouffe…ben c'est vrai. Ceux qui me connaissent savent que j'aime manger. Ceux qui me connaissent encore mieux savent que je deviens insupportable dès que j'ai très faim (autant offrir un assortiment de xylophone et tambours à un gamin de trois ans, ça ferait moins de bruit)! J J'aime manger. Quitte à devoir manger pour vivre, autant le faire dans le plaisir, shouldn't we?De deux: auriez-vous l'impression que je me plains beaucoup? Que nenni! Tout d'abord, vous vous ennuieriez sec si je vous disais que tout va bien et que je décrivais la liste de mes commi' à la migros du coin (qui sont ici des C-market…et pas de C-budget). Autant pimenter un peu ces petits récits de vie par quelques anecdotes tournées de manière cocasse. Et si celles-ci peuvent vous semble être des plaintes, il n'en est rien. La formulation n'est qu'une façon pour soulever les différences qui existent entre nos deux pays (et il y'en a quand même quelques unes). Ceci dit, je ne vous mentirais pas en vous disant qu'il y a tout de même une ou deux babioles qui me saoulent…

J'ai aussi commencé des cours de Serbe avec une prof serbe (forcément…ça aide à l'apprentissage). Je me suis mis au cyrillique. Un plaisir que de pouvoir enfin commencer à lire dans la rue (et accessoirement les pots de confitures…pour ce qui prennent le train en route, relisez mes tous premiers billets…je ne vous dirais pas lesquels, 1. je ne sais plus duquel il s'agit, 2. ben il faut suivre et pis c'est tout!). Bon, d'un autre côté quand je vous dis que je peux lire, c'est vrai…mais je ne comprends pas toujours…disons plutôt que je comprends quasiment jamais…voilà, comme ça c'est mieux formulé. J'en suis donc au stade du: Je suis Suisse (je commence à le savoir, comment t'appelles-tu? Et tutti quanti…mais il faut bien commencer par quelque chose. Mon ambition me poussait à lire Andric, prix Nobel, en VO; ma prof me pousse à lire Pif et Hercule en serbe, ça serait plus simple (dois-je prendre cela comme une insulte, mmmhhh). J'avance donc peu à peu mais ne vous inquiétez pas, je n'ai pas encore vendu mon passeport…pas encore en tout cas (faut dire que
la Suisse n'est plus vraiment non plus en odeur de sainteté ici en Serbie). Affaire à suivre…

Ce soir (enfin hier soir au moment ou j ecris ces lignes), je suis alle me faire faire un massage…mais un vrai bonheur. Quasiment deux heures de massage…je suis ressorti plus leger que jamais, et ceci bien sur pour un prix scandaleux (environ 35 franc). C etait apparemment le plus posh de la ville. Mais on m a donne d autres adresses que je me ferais un plaisir d essayer :)

Ci-dessus, quelques photos de la "Swisscoy" de Belgrade (enfin des photos de nous quoi). Car il y a des Suisses ici, eh voui! Le 27e canton existe belle et bien! Vous connaissez déjà Judith par mes écrits. Voici les autres. Je m'étais promis de ne mettre que des photos qui les mettraient en valeur. Je ne sais pas jusqu'à quand tiendra cette noble résolution ;)

WE du 2 et 3 juin

Tout d'abord: on se les pèle sévère! Bon pas autant que chez vous, mais tout de même!

Un WE assez varié. Toujours envie de partir de Belgrade, l'idée nous a traversé la tête, à Judith et moi-même, de nous barrer pour Skopje. Mais franchement: Skopje sous la flotte, y a mieux. Ce sera donc partie remise.Mais bon, tout de même une sérieuse envie de faire la fiesta. Musique, danse et tutti quanti! Tanija, notre prof de serbe nous conseille le Sounds au bord de

la Sava. Nous nous y rendons…pour trouver la boîte fermée…départ pour Underground, pour y trouver une ambiance un peu nullos…direction Ana4Pistols: personne et musique à deux balles. A noter que le tacos qui nous y emmener était absolument odieux: malpoli à souhait et nous prenant vraiment pour des ploucs. Nous nous retrouvons sur

la Knez Mihailova désespérant de trouver quelque chose d'ouvert. Il n'y avait pas un chat en ville. En quand je dis pas un chat, c'est vraiment pas un matou!!!

Désespérant!

Il va vraiment falloir se rattraper, mais là sincèrement je nous fais plutôt confiance…

Heureusement samedi soir était mieux. Pas aussi funky que prévu mais très sympa. Il y avait la nuit des musées et là les rues étaient pleines.

semaine du 22 au 28 mai 06, une balade à la campagne

Pas des masses à raconter pour cette semaine. Vissé sur mon ordinateur, la semaine ne fut pas des plus passionnantes. Les pauses de midi…euh…quelles pauses de midis? :) En fait, ici on s'achète quelque chose rapidement un petit truc à manger sur le pouce. Autant dire que ce n'est pas des plus sains. J'ai tout de même trouvé les salades du McDo…pas top, mais c'est déjà ça si vous avez envie de manger de la verdure! J'ai aussi essayé le chinois à l'emporter: mmhh, ben on est pas à Pékin ici, donc mes espoirs n'étaient pas immense sur la nourriture asiatique; et bien malgré tout, j'ai quand même été déçu. C'est fou ça! Les rouleaux de printemps ressemblaient à des crêpes à l'huile et la canard aux légumes et citron avait l'air d'avoir baignait dans la gélatine…je me suis donc mis à la salade macrobiotique (sans déc'!!).

NB: les fautes d'orthographe et frappes sont absolument et totalement volontaires. Je ne voudrais pas que vous vous endormiez en lisant ce blog, et vous pouvez ainsi tester vos connaissances de français J Rien à voir bien sûr avec de l'inadvertance de ma part…et si par hasard cela devait être le cas: eh bien, je travaille sur un clavier américain qui n'a pas d'accent; qu'y puis-je donc J

Heureusement…le WE est arrivé, Youhou!! Et là, je vous promets que je ne suis pas ennuyé…Vendredi soir, petite soirée au Gauchosi. Une boîte avec de la musique live. Piano piano, nous n'avons pas fait tard. Samedi soir, direction un petit café avec encore de la musique live. Mais cette fois-ci pas de musique rock mais un style acoustique. Il nous a fallu prendre un taxi pour arriver dans un quartier sans trop de lumière et une maison aussi peu éclairée que la rue dans laquelle elle se trouve. Jacqueline, une amie, nous attendais là. Passer de l'extérieur à l'intérieur, ce fut changer de monde. Vous entrez dans la cour intérieure et à votre gauche se trouve une pièce où a été aménagé un petit café. Celle-ci a été aménagée de décorations de tout genre. Tout est illuminé de bougies et de lumières tamisées. Quelques tables, des gens qui grignotent des petits amuse-gueules. Des musiciens sont là et donnent à la pièce une ambiance si chaude. Ils jouent tous genres de chansons (nous écouterons même El Condor Passa ?!). Des amis de Jacqueline arriveront, hélas Judith et Nath' partirons plus tôt. Je ne peux pas m'en aller! L'ambiance me plaît trop! Je reste et autour de quelques verres de Rakija et je fais connaissances avec les nouveaux arrivant. C'est un autre visage de
la Serbie que je découvre. Les gens, la musique, les chansons. J'adore! Nous rentrons à 4h du mat'; l'aube caresse Belgrade.

Dimanche matin, j'ai RV avec Zoran. Un jeune homme qui est venu à la fondation y chercher des infos. Il m'a donné son numéro en me proposant de le rappeler. Dimanche nous partons avec trois de ses amis pour la campagne serbe. Nous visitons un monastère à environ 50 km de Belgrade. La journée est magnifique. Une balade dans la campagne était tout à fait ce qu'il me fallait. Après le monastère, nous nous rendons dans une ferme au milieu des champs. Sous un porche de la maison, les propriétaires ont aménagé un coin avec des tables pour des dîners. Le sol est jonché de fleurs ce qui donne à l'endroit un air encore plus chaleureux et agréable. Le vue sur les champs est splendide, le fond de l'air est chaud une agréable brise virevolte dans les prés. Nous mangeons un morceau puis repartons. Direction un petit lac entouré d'herbes hautes. Des familles et des sont là pour se baigner ou se reposer. Quoi de mieux qu'une sieste dans l'herbe? Je fais le plein de ces belles images et me rempli de soleil, je l'attendais depuis si longtemps. L'heure tourne et il est tant de retourner sur Belgrade. Et c'est là que je peux à nouveau dire que rien n'est permanent, que chacun de ces instants que nous vivons doivent être appréciés avec toute leur valeur.Sur le chemin du retour, nous voulons nous arrêter pour acheter des fruits. Alors qu'il y en a sur notre côté de la route, Zoran traverse la route qui passe en sens inverse. De l'autre côté se trouve aussi un marchand de fruit. Malheureusement, une moto arrivait en sens inverse, et Zoran ne l'avait pas vue. La moto percutera le côté de la voiture. Heureusement que Zoran n'a pas freiné ou essayé de redresser sinon le choc aurait été frontal. Le motard a fait un vol plané et la moto a glissé sur plusieurs mètres. Par chance, l'homme qui conduisait la moto n'a pas eu de blessures trop graves: des griffures, la peau un peu brûlée et le pauvre était bien sûr en état de choc. Il faut aussi dire qu'il portait un bon casque, ce qui ne se fait pas forcément ici (parfois ils portent même des casques de vélo pour conduire des motos), ainsi qu'une de ces protections spéciales pour le dos. Quant à l'auteur de ces quelques lignes, à cause du choc de la moto contre la voiture, je me suis bien cogné la tête contre la vitre. C'est un peu sonné et avec une jolie bosse que je m'en sors. En tout est pour tout, nous aurons beaucoup de chance tous. L'accident aurait vraiment pu être beaucoup plus grave.

Ce fut donc sans aucun doute une journée inoubliable!

;)

18 mai, expérience culinaire, suite

Marie me l’a demandé, voici donc la suite de mes expériences culinaires.

Je ne sais pas si vous vous rappelez (y en a toujours qui roupillent de toute manière…réveillez donc celui à côté du radiateur!), mais j’en étais resté au désespoir des végétariens et de la glace vanille…

Et bien pour vous j’ai testé les palačinke (ahah j’ai trouvé les symboles bizarres! Première leçon de serbe: cette lettre bizarre avec une antenne parabolique sur la tête se prononce “tsch” comme dans…tchô…désolé, j ai pas trouvé mieux comme exemple…). En fait, le nom est déjà très joli, je trouve en tout cas. En fait, il s’agit de crêpe. Alors, je vous entends déjà me huer, comme quoi, je ne me foule pas trop. Que nenni…vous avez déjà essayer de commander une crêpe sur une carte qui n’existe qu’en cyrillique?? Ha ha! Alors on fait un peu moins les malins soudain! Je me retrouve dans ma crêperie et dans le meilleur serbe que je possède, je me mets à gesticuler, fidèle clône, mélange génétique entre Bernardo (l’ami inséparable de Zorro dans la version noir et blanc…pas la couleur, celle-ci est toute pourrie) et le mime marceau. J’en prends une au hasard…grand mal m’en a pris puisque je mets retrouve avec une crêpe au…ketchup…uhirk!! Cette épisode me rappelle vaguement Madrid, n’est-ce pas Jérôme? Mais là, c’était pire: je me suis retrouvé avec des trip…comme quoi, j’ai pas révisé ma copie et toujours rien appris. Mais je refuse de céder au MacDo, sauf pour les salades de midi, c’est le seul endroit ou ça existe. En tout cas, prêt du bureau.

La deuxième expérience fut les Plejskavica (je crois que ça s’écrit comme ça. Le “c” se prononce “ts”). Ce sont des hamburgers dont la viande, en tout cas dans les endroits ou je suis allés (et donc forcément des plus glauques), n’était franchement pas très bien cuite…rôtie à l’extérieur, cru à l’intérieur. Un bonheur pour l’estomac et les anticorps qui luttent contre la vache folle. Ben malgré tout, aucun pépin du côté de l’estomac (avec toutes les bizarreries que j’ai déjà ingurgité dans ma vie, il manquerait plus que ça!). Mais bon, je n’ai pas poussé l’expérience plus loin. Vu que je me remets de ma bronchite, je suis revenu pour quelques jours vers une cuisine plus connue (salades et compagnies).

Pour l’instant rien ne neuf. A noter qu’ils ont un petit schnaps de coings qui n’est pas mal du tout. Quand au vin, juste oubliez! Il n’y a que le Vranac. Et franchement, ne vous attendez pas à une grande cuvée. Les vins que j’ai pu tester n’étaient franchement pas top (et je reste poli). Le vranac a l’avantage de ressembler à un vin coupé avec un peu de flotte. Il se boit sans trop de peine et le goût du vinaigre est ainsi dilué (non je déconne! Là j’exagère un peu ;) ).

En attendant, il est jeudi soir, plus qu’un jour et je n’ai qu’une seule chose à dire en paraphrasant une chanson à la mode sur MTV: I can’t wait for the week-end to begin! N’est-ce pas Jud’ ;)

18 mai, entre les chiffons et les parcours du combattant

Un des thèmes d’aujourd’hui, sera les chiffons…alors un peu…mais bon, point trop n’en faut non plus, on verra jusqu’ou je peux aller.

Mesdemoiselles, Mesdames, si vous aimez les pompes et que NY, c’est trop loin et cher (paraît que les New-Yorkaises adorent les pompes, je le sais de source sûr…Carrie Bradshaw…ouais…enfin, la référence d’un autre côté…), il vous reste Belgrade. Tout d’abord, ça vous permettra de faire une autre idée de la Serbie que la guerre (j’y reviendrai aussi sur ce thème, ne vous inquiétez pas). Merci Darius, merci Esther, merci Emmanuelle (à l’époque. Et rien à voir avec un film éponyme messieurs!), merci Romaine, Xavier et Muriel, mais bon…on a un peu tendance à accepter et confondre le TJ comme la vitrine d’un office du tourisme. Bref, chiffons, oui j’y suis pardon, je m’égare. Donc mesdemoiselles, mesdames, messieurs?, dragqueens et fétichistes de tout poil: les Belgradoises sont folles de pompes!!! Franchement, tous les deux magasins, il s’agit d’une boutique de chaussure…j’ai jamais vu ça. Et il y en a pour tout les styles…Et si les pompes ne vous branchent pas, ils restent les solariums. Là aussi, ils sont très fan de (genre Séverine Ferrer avec son teint hâlé en plein milieu du mois de janvier, le plus chou de l’année, où il n’y a pas eu un rayon de soleil depuis des semaines). Alors certaines le font de manière discrète, bronzée, ça se voit, mais ça ne jure pas. Et d’autre…comment dire…c’est un peu plus ostentatoire…non allons-y francos…c’est Charlie et la Chocolaterie, elles se sont envoyées en l’air avec un Wompas dans une cuve à chocolat. Mais alors moins discret, c’est pas possible!

Autrement, les lunettes à soleil c’est plutôt important. Déjà 1, parce que c’est cool, et 2, je dois l’avouer, le soleil est plutôt aveuglant ici. Il y a donc pas de magasins de lunettes à soleil…

Voilà pour les chiffons…

Autre chose, tant que j’y suis j’en profite. Vous ai-je parlé des trottoirs le long du Boulevard Alexandre (oublie Pierrette, tu n’as pas encore de boulevard à ton nom! ;) )? Les trottoirs sont relativement plutôt très larges. Il y a toutefois un problème. Il y a tant de voitures à Belgrade qu’on ne sait plus trop ou les parquer. Comme quoi, ce genre de problème n’est pas propre qu’à Lôzane Beach…on pourrait faire venir Olivier Français, histoire qu’il fasse des trous dans Belgrade pour y construire des M3 et des M4!! ;) des voitures se parquent donc sur les trottoirs, en épis de maïs. Et bien sûr la place pour les piétons se réduit fortement. Aux heures de pointe, et surtout le soir en rentrant, c’est épique. Tout d’abord il faut suivre le rythme. Marcher aussi vite que les autres. Et pour les dépassements, il faut se la jouer remake de Pirmin Zurbrigen qui descend le slalom. Tu calcules ta distance, le piéton qui arrive en sens inverse, tu regardes qu’une autre personne ne veuille pas dépasser en même temps sur le front opposé du piéton qui lambine en chemin. Attention, il faut faire attention aux magasins de pompe, alors que la voie est claire, il peut subitement se former un attroupement inopportun ceci dû à des prix cassés sur des godasses trop fashion. Si il a plu, vous devrez prendre en compte dans vos calculs savant la possibilité d’une gouille. Alors que les choses soient claires: une gouille ici n’est jamais anodine! Elles peuvent avoir aussi bien trois millimètres de flottes qu’être une abyss sans presque fond (une nouvelle formule française que je viens d’inventer…). Ce type de gouille est-il un piège à étranger ou une méthode de sélection darwinienne urbaine: seul le plus à même survit…je n’ai pas encore la réponse, mais j’ai failli esquinter une paire de pompe à cause de cela. J’ai appris, j’ai survécu, je peux vivre à Belgrade :) Une fois tout ces paramètres en tête, calculez la vitesse de dépassement et le temps et distance de ralentissement un imprévu est à prévoir ;) loi de Murphy oblige…Et faite votre choix. Mais faite le vite, car les fenêtres pour de telles possibilités sont parfois rares. Et si vous heurter quelqu’un avec votre sac. Pas de pitié pour les croissants, ils n’en auront pas pour vous; et d’une manière générale, vos excuses, je crois qu’ils s’en balancent. On est pas en Suisse ici! Et si une personne se retourne, soit vous serez perdu dans la foule, soit regardé la personne de devant avec un air accusateur…et au pire, vous ne parlez pas la langue, alors franchement vous vous en foutez! Y a du bon quand même à être étranger: entre autres, faire l’andouille!!! :)

C’est fou toutes ces petites choses qui rendent la vie si trépidantes! Auriez-vous pensé qu’un trottoir puisse se transformer en un parcours du combattant digne de West Point?!

A bientôt!

;)

semaine du 6 au 14 mai, un peu malade

Tout d’abord, je tiens à vous rassurer: oui, oui, je suis toujours vivant! Pourquoi? Et bien pour le savoir, il faudra lire ce billet!

Mais avant la lecture, je tiens à vous remercier tous pour les multiples messages que vous avez! Arrêtez, arrêtez, je n’ai plus le temps de tous les lire. Je vous remercie donc pour le temps que vous prenez pour me laisser de temps en temps quelques lignes. Ça me permet aussi d’y répondre…Et pour vous prouver la gratitude, je vais vous remercier les uns après les autres. Merci donc à Marie…à Marie, donc…à Marie…et pis, ben et pis c’est tout! Franchement, ça vous coûte à ce point là?! Je suis scandalisé, outré, dépité. Vanessa, je te comprends…Mais bon…quand même…on est vite oublié décidemment…

Je disais donc: j’ai testé pour vous la semaine passée: les médecins.

Samedi, notre fine équipe d’helvète, Jud’ mise à part, commençait à se sentir mal. Ce fut donc une soirée tranquille à voir un western avec Kevin Kostner “Open Range”…Alors franchement…je ne sais pas pourquoi on se réjouissait autant. Affligeant de platitude et d’éclat de rire face à une telle nullité. Nous étions en train de toussoter tel de vieux mineurs sortis tout droit de Germinal. Thé et compagnie nous accompagné toute la soirée jusqu’à ce que…quelqu’un dise:”l’absinthe, c’est de l’alcool et donc ça tue les microbes?”. N’étant pas sûr, et pour le bien de la science, nous nous sommes sacrifié en acceptant la seule solution qui s’offrait à nous: la méthode empirique. Et pour être sûr, nous avons décidé de ne pas la diluer. Honnêtement: j’ai failli en perdre mes cordes vocales…à la rigueur, autant boire un verre d’acide! Vous vous souvenez de la scène des bronzés font du ski, celle dans le chalet avec la liqueur à l’échalote (pardon, le simple fait de vous poser la question est une insulte à votre intelligence et à vos connaissances en classiques cinématographique…dont Open Range ne doit absolument faire partie)? Et ben ça donnait plus ou moins la même chose. Je comprends mieux maintenant le coup du grog dans du thé. Même si je soupçonne nos grand-mère d’avoir utilisé ce genre de stratagème machiavélique pour se pochtroner en douce avec une bonne excuse. Absinthe pur avec une bonne toux, je ne vous le conseille pas…Seulement, voilà. Les jours suivant ça n’allait pas mieux. Je toussais de plus en plus. Il me restait un dernier néocitran périmé qui n’a pas franchement fait effet. Je me suis donc rué dans la première pharmacie pour m’acheter du Fervex, sorte de néocitran local; efficace, mais je ne sais pas trop ce qu’ils y mettent. Ça ressemble à du Néocitran coupé avec du valium. Ça vous fout une de ces cosses!!! Et toujours pas d’amélioration, alors que je voyais mes amis décliner eux aussi. Mardi un petit soubrsaut me fait espérer…mais juste espérer alors! Parce que, mercredi, c’était la cata’. Vaillant comme la gaillard du même (héro du vieille BD, mais si! Rappelez-vous…il s’appelait Michel…comme les pâtes du chalet (sorry, private joke) ), je vais travailler. Vissé sur mon ordi, non-stop de 9h à 17h (je vous raconterai mes horaires de travail), une vraie machine. J’étais tellement mal que seule ma tête et mes doigts fonctionnaient.
Mes collègues commençaient à se faire un peu de souci. Je crois qu’ici la maladie et, d’une manière ou d’une autre, encore liée à des superstitions.
Mon collègues m’ont quand même dit d’aller voir un médecin, juste pour être sûr. J’avais deux adresses d’hôpitaux. Je téléphone au premier. On me promet de me rappeler dans 2 minutes. 30 minutes plus tard, je rappelle. Ils ne savaient pas qui avait pris mon appel. Mais l’infirmière me promet de me rappeler dans deux minutes…30 minutes plus tard (faut leur offrir des montres suisses, nom de nom!!): toujours rien…Une de mes collègues, la comptable (sont bien ces comptables quand même Alex! ;) ) me demande si j’ai besoin d’aide pour les engueuler…c’est avec plaisir. Mais elle se trompera de numéro et appellera une autre clinique! Elle les engueule et eux s’excusent comme tout: je peux venir quand je veux sans RV. Pendant ce temps, la première clinique me rappelle pour me donner un RV…je suis pantois…Je me rendrai donc dans la clinique où je n’ai pas besoin de RV.
Arrivé à la clinique, une dame arrive en même temps que moi et semble morfler pas mal. Moi, je ne suis pas méga fit mais bon je manage, j’ai un peu l’habitude d’attendre le dernier moment pour aller à l’hosto…J’espère en tout cas que je ne lui ai pris sa place. Parce que j’ai à peine le temps de m’asseoir que je suis pris…privilège de l’étranger? La beuglée m’aurait ouvert des portes? Sais pas. Résultat: méga bronchite, je dois rester à la maison pour me reposer. Elle me donnera des antibiotiques.
J’ai appris que les antibiotiques pouvaient être achetés sans ordonnances. Ce qui provoque quelques accidents puisque les gens les prennent en automédication, et ceci un peu n’importe comment. En fait, ici l’antibio c’est le remède miracle. Si on t’en donne pas, c’est en somme qu’on se fout de ta gueule (témoignage d’une amie serbe à la clé). Je vais acheter mes antibios, les prends et là, soyons clair: le mélange fatigue, toux, Fervex, antibio me fait l’effet d’une tendre accolade avec une locomotive lancée à toute vitesse avec moi sur les rails les mains accrochées dans le dos et la tête en avant. I am just knocked out! A la rigueur, je me suis presque demandé si je n’étais pas trompé de porte. A gauche, il y avait le doc, et à droite le vétérinaire. Ben avec la dose de cheval que je me suis ramassé, je ne suis pas sûr d’avoir pris la bonne porte. Une autre image: c’est un peu comme si Mike Tyson avait décidé de faire du trempoline sur ma nuque…
Me voici donc au fond de mon lit. Heureusement, Dimitrije (mon boss pour ceux qui ne suivent pas) m’a amené une télévision. Ça a sauvé ma vie de malade. Je ne sais comment remercier monsieur K. Todique pour cette merveilleuse invention, ainsi que les ricains pour la profusions de sottises à regarder pendant mes états comateux. Car il est bien clair que CNN, ça me passait un peu au-dessus de la tête (vous pensez, j’avais déjà Mister T qui y jouait de Djembé…). Je regardais donc Discovery Planet (je peux maintenant vous monter un chopper, mais pas celui de Zed, les amateurs de Tarantino se rappeleront…et rien à voir avec le clebs de Télé Z, les yeux fermés) ou vous dire toutes les tâches que rempli la section animale de la police de Miami, ceci grâce à Animal Planet (rien à voir avec la chaîne Animaux qui a certainement été sponsorisée par l’émission Chasse et Pêche…).
Lundi, je recommence à bouger. Je retourne à boulot et mes collègues de demande pourquoi je ne suis pas resté au lit me reposer. Ben, plus de fièvre plus d’antibio, je reviens…Un petit check chez mon médecin pour apprendre que je vais et que ma toux devrais bientôt partir (j’espère c’est méga chiant!). Je me nourris donc de légume, de salade home made et de fruits histoire de reprendre du poil de la bête! Au jour d’aujourd’hui, je vais bien (nous sommes le 18 sur le fuseau espace-temps Belgrade).

Une chose est sûr, je me réjouis de retrouver une vie sociale. Parce que la TV, c’est quand même un peu sobre…

5 mai 06, partir un WE?

voici le plan: aller a Pristina pour un festival de musique Rom ou partir pour Budapest…enfin, ca c est sur le papier…les envies sont la maintenant il faut voir quels sont les instruments qui sont mis a notre disposition…deux valeurs concomitantes sont: le temps et la patience.

Pour ce qui est des trains: ben faut pas etre presse. Vous voulez aller a Budapest en voiture: 4h environ. Mais vous voulez aller en train: la bagatelle de 7-8 heures! Il vous faudra donc le temps (sur un WE ca reste restreint) et la patience (ca on peut faire avec). Les trains ont l air de vrais brouettes, omnibus. Les vaches qui les regardent passer en meurent d ennui tellement ils doivent aller lentement. Les omnibus suisses vont a mille a l heure face a ceux-ci (comme quoi einstein avait pas tout faux: tout est relatif…). bref, bye bye le train.

Le bus donc…mouais, mais pour ca il faut capter le cyrillique (les horaires des trains etaient en lettres latines). Depart donc pour un guichet. Et la, vous avez le choix. Choisi une des portes, mais quelque soit celle que vous choisissez vous serez acueilli par un dragon (en l occurrence trois dragonne). Elles sont pretes a tout sauf a nous aider. Comment dire, pour rester dans l image??? Cerbere a l air d un petit minet tout chou tout poupou tout loulou tout mimi. Apres une dragonne choisie, la langue: "do you speak english? NNEE!!!". Ca a le merite d etre clair. on gesticule, on se demerde avec celle qui techniquement parle anglais et franchement moins cooperatif, c est dur de trouver. Chaque question, chaque requete semble lui couter un peu plus de sa vie. Un long soupir ponctue la fin de nos questions, et quelques mots barbouilles dans sa barbe nous font comprendre que mes generations futures ont ete maudites par une caissiere de bus. Mais moi ca me fait rire! :) L avantage par contre c est que des que vous tombez sur une guichetiere un peu plus cool (moins coincee quoi), il suffit de faire un peu de charme, un peu le guignol et c est dans la poche. Je ne sais pas si c est le fait de parler anglais qui leur coute ou simplement le fait de ne pas etre habitue a travailler dans le monde du service mais il y a de ces disparites c est fou (je suis desole je ne prends meme plus le soin mettre une ponctuation). Apres cela, nous sommes (Judith et moi donc; non, je ne parle pas de moi a la premiere personne du pluriel, pas en public en tout cas) dans un petit resto typique mais quand je dis typique c est TYPIQUE. Le resto au sous-sol (sans dec'), avec une drole d odeur. On a eu un moment d hesitation mais la faim nous tenaillant, c etait ca ou mourir dans le caniveau…on a eu un doute…puis on est rentre…Et bien, Ivan le serveur etait super sympa! Comme quoi, on est toujours surpris par ici!

Donc Budapest ou Pristina s annonce mal pour ce WE…peut-etre pour le suivant…mais le coup du bus c etait trop! J adore etre ici!(mais bon il me faudrait plus de vacances tout de meme parce que 8h pour aller a Budapest c est longuet pour WE seulement…;) )

28 29 et 30 avril, sortir

Vous ai-je parlé des soirées à Belgrade? Non? Bon, vous aviez déjà pigé par mon tout premier papier qu’ils aiment bien sortir…et moi aussi…

Je dois dire que les soirées lausannoises, c’était pas trop ça; disons que je ne suis pas fan. En fait, je crois que cela date de mon retour de Berlin (là je fais mon snob, je le confesse. Mais bon: faites la fête à Berlin puis revenez à Lausanne au Jaggers ou au Loft; c’est juste un peu la misère…). J’apprécie toujours les sorties, tant que c’est avec des chouettes copains, on s’amuse toujours. Mais il ne me viendrait pas à l’idée de vouloir aller spontanément en boîte à Lôzane City. Ce qui me faisait dire que je m’encroûtais et que j’avais pris un coup de vieux (mais juste un tout petit!!). Eh ben que neni! A Belgrade, il y a de quoi s’occuper! On va voir s’il y a de quoi pour 6 mois, mais je n’en doute pas. Ils sont plutôt branchés musique live ou musique électronique. Les clubs sont plutôt sympa, et particulier le Bitef. Par contre, jusqu’à présent je trouve que les Belgradois ne dansent pas beaucoup! Assez statique. Heureusement, la petite équipe de Suisses que nous sommes (et les Belgradois que nous commençons peu à peu à connaître) mettons l’ambiance. Car le but est bien de rencontrer des Serbes; on recherche des copains à tout prix. Le but est bien de s’intégrer au max et de rencontrer du monde. Et ce sera encore plus sympa en été lorsque nous pourrons profiter des petits bateaux cafés et des terasses!

mais bon, plus de commentaires sur les soirees, a venir…

26 avril 06, visite à Cacak

Un des programmes de la fondation est de diffuser la culture dans les villages. La culture ne doit pas être le fait des grandes métropoles mais doit pouvoir être appréciée par tout le monde. Dans le mot culture y est inclue la découverte d’autres cultures étrangères. La fondation a crée un large réseau de contact avec les pays scandinaves et plus particulièrement l’Islande. Des échanges d’artistes ont lieu et c’est dans ce cadre que Stendor, un chanteur traditionnel Islandais, est venu passer quelques jours en Serbie. Il va interpréter, avec un quatuor local, des chants de la tradition islandaise: les Rimurs.

Dans le cadre de cette ouverture de la culture aux villages, nous sommes allés, Dimitrije (mon boss), Stendor et moi-même, dans un village à environ trois heures de route de Belgrade. Le village de Cacak (il manque les accents bizarroïdes ;) ). Dimitrije y a fait une petite conférence et Stendor a interprété quelques strophes de Rimur. Et moi, j’ai écouté une conférence en serbe … et des chants rimurs…Pour les chants, c’était cool…pour la conférence aussi…mais j’ai rien compris!!

Nous sommes rentrés un peu tard et j’ai noté une chose intéressante: faut pas non plus être cardiaque lorsque on roule la nuit! Vu l’état des routes, on roule souvent avec les grands feux…et malheureusement, on ne change pas forcément ses feux lorsque l’on croise une autre voiture! Résultat: on a quand même failli passer une ou deux fois dans le décor…on a beau dire: je devrais être immunisé entre le Guatemala et le Sri Lanka pour n’en citer que deux. Ben, je ne m’y fait toujours pas…c’est bizarre hein?! C’est que j’y tiens quand même un petit peu à ma vie :)

A l’heure où je vous écris ces lignes, je vous assure que je ne les tapes pas d’outre-tombe!

Good night!

22 et 23 avril, dimanche tranquille

Enfin, je peux me poser un peu et glandouiller, marcher dans la ville, me poser à Kalemegdan, lire mes bouquins (j’ai beau être à l’étranger, je lis toujours mille chose en même temps).

Le temps est absolument splendide et me permet de mieux visiter et me perdre dans la ville. La rue principale est remplie de magasins très fancy (c’est un peu la rue de Bourg du coin :) histoire de faire une comparaison qui tienne la route…:) ).
Le lendemain, je vais me promener au bord du fleuve. La crue des fleuves n’est pas catastrophique ici à Belgrade.

21 et 22 avril, bye-bye grasse mat'...

Lendemain matin, je pars à la chasse d’une banque ouverte le WE de la Pâque orthodoxe…et ben bonne chance pour trouver ça!! Une fois la banque trouvée, vu que c’était la première fois qu’ils voyaient des travellers cheques, il a fallu des plombes pour avoir un peu de fric.

Le matin, je l’ai passé à aller chez les flics pour déclarer ma présence.

Une journée mais SI passionnante…

Et vu que ce n’était pas suffisant, mon ordi n’a pas la bonne prise…et je n’ai pas d’adaptateur (après lequel je courrai pendant une semaine)! Donc plus d’ordi et surtout plus de musique; je dois ainsi me farcir une radio pourrave qui larsène sans arrêt!

La vie est belle quoi!

20 avril, que d'aventure...

Quelques réflexions sur un événement anodin mais si énervant!

En si peu de temps, j’ai réussi à faire tellement de chose; y a pas à dire, parfois je m’impressionne…hier soir, une superbe soirée au son des chants tsiganes. Une (très) courte nuit. Cette nuit: je perds mon porte-monnaie…je ne sais que dire, I am speechless, je reste sans voix, je suis atterré Comment passer du: woua génial super excellent, à: nom de d… de b…de m…fait c…!! Et encore, je suis poli!:) Le plus agaçant est d’avoir déjà pas mal voyagé, avoir vu des endroits peu recommandables, ne s’être fait ni agressé ni volé…et de soudain perdre son porte-monnaie certainement de la manière la plus bête possible: dans un taxi (après m’être refait au bas mot 1000 fois le film, avec l’espoir inavouable qu’ainsi les événements changeraient peut-être). Comme quoi: rien n’est permanent, tout change et bouge.
Une autre grande leçon est aussi l’influence de notre état d’esprit sur la perception que nous avons de notre environnement. Lorsque tout allait bien, Belgrade était génial; maintenant que cela va moins bien: les gens m’ennuient. D’où l’importance, un: d’avoir un état d’esprit positif afin de ne pas se laisser influencé de manière excessive par son environnement, deux: de ne pas juger un environnement uniquement par le prisme de ses émotions. Une certaine distance est nécessaire afin de mieux appréhender et percevoir un nouveau monde. C’est un double jeu: une distance pour mieux analyser et comprendre, mais aussi le désir de s’intégrer le plus rapidement possible afin de pouvoir communiquer avec les gens.
Et tout ça “grâce” à un porte-monnaie. Bien sûr, perdre quelque chose est énervant. Mais cela aurait pu être plus grave. Malgré tout, ce sont des frais supplémentaires.
Ressasser les événements, les tourner encore et encore dans son esprit est-il nécessaire? La question que je poserais serait plutôt de savoir pourquoi nous réfléchissons ainsi? Qu’avons-nous à en retirer, à quoi nous sert cette culpabilité? Est-elle réellement constructive? La culpabilité ne serait-elle pas que la première partie d’un travail qui ne se termine pas qu’à cet état d’esprit? La culpabilité pour ne pas être insensible au monde qui nous entoure. Mais au lieu de la culpabilité, l’échanger contre la prise de conscience de son rôle dans une situation passée. Créer ainsi une conscientisation de l’événement non pas égocentrique, auto-dénigrante avec comme unique vision l’acte passé. Mais créer une vision qui sans évacuer le fait passé, et bien au contraire, l’intègre dans une vision tournée vers le présent et l’avenir; ou l’individu bien qu’au centre, ne se regarde pas son nombril en pleurant sur son sort mais lui donne une valeur de croissance et de développement.

Enfin, comme vous le voyez, je ne manque pas de matière à faire travailler ces petites cellules grises! Mis à part cela, Belgrade reste pour moi une ville à découvrir, et je m’en réjouis. Les plus ne touchent pas le centre. Etant construite sur une colline, il n’y a que quelques routes et quartiers au bord du Danube qui sont touchés par les crues.

Ce malheureux soir, nous (Judith, Anna, Nathalie, Lotti et moi-même) sommes allés manger dans la plus vieille taverne de Belgrade. Pour ce qui est de la cuisine: il faut aimer la viande. Si vous n’êtes pas végétarien, vous le deviendrez peut-être… :) Heureusement, l’huile qui a servi à cuire la viande aide à tout faire passer: grâce à elle, ça glisse comme un toboggan d’Alpamar! :) Bien sûr, il y a les fameuses frites…mais je me demande si elles ne sont pas là histoire de pomper le surplus d’huile du plat…je n’ai pas encore de réponse à la question. Il y a par contre un truc génial, ce que nous avons, Judith et moi, appelé la glace vanille! Grâce à cette glace vanille, vous viendrez à bout de tout plat de viande en moins de deux! Il suffit simplement d’enrober la viande, saucisse ou tout animal mort, d’un peu de glace et hop! Ça glisse dans le gossier comme de rien. Bon, c’est vrai, ce n’est pas de la glace vanille mais une sorte de crème (pas mal bonne ceci dit en passant) qui peut être mise dans des poivrons, dé-li-cieux. Alors il est clair que si vous n’aimez pas la viande, les frites à l’huile ou la glace vanille…enfin, je veux dire les laitages…ben pour l’instant vous êtes mal barrés. Mais ne vous inquiétez pas, je continue ce petit tour culinaire histoire que vous ne mourriez pas de faim lorsque vous visiterez Belgrade (bien sûr il y a MacDo…mais bon, pourquoi se farcir 900 km, si c’est pour se farcir la bouffe d’un clown aux allures de fou furieux survolté?!).

J’ai donc perdu mon porte-fric en sortant du taxi. Une petite crise cardiaque plus tard, je fais le trajet inverse histoire d’être sûr de ne pas l’avoir fait tomber par terre (ben ouais, au cas où ça pousserait…forcément). Rien de rien. Retour vers le bar que nous avions quitté; juste pour être sûr que le taximan n’y était pas retourné (un petit trip perso). Après une bonne crise de fou rire avec Judith, qui m’a patiemment accompagné à travers mes délires ;), nous appelons un taxi pour aller chez elle histoire de faire annuler mes cartes de crédits. Nous appelons le taxi, il s’arrête, nous montons…et il nous annonce qu’il arrête son service…nous sortons, juste pas l’air de deux tarés…éclat de rire…pour voir quatre personnes s’engouffrer dans le même taxi, qui s’en va…on a juste pas capté pourquoi…Arrivé, chez Judith, plusieurs téléphone histoire de faire bloquer Visa…il m’a même fallu appeler chez les ‘ricains (bande de tarés!!)…franchement, ils sont pas fute-fute (”où avez-vous perdu votre carte? – A Belgrade. Où? – En Serbie. – Et serbie c’est dans quel pays?”…moment de silence…je me serais flingué…).
A nouveau, merci à Jud’ qui a été mais super patiente… ;)

19 avril, départ pour la Serbie Monténégro

Comment vous dire…je suis un peu parti à la bourre…moi qui m’était promis de partir tranquille. Trois petites heures de sommeil, ce qui est une longue nuit au regard de mes précédents départs.

Pour le voyage, mon souci principal fut le poids de mes bagages. N’étant jamais parti pour une si longue période, ceci dans une perspective professionnelle, je ne savais pas trop quoi prendre. J’ai donc un peu chargé mes valises. Je pensais avoir le droit à 32kg…que neni…en fait, j’avais le droit à 22kg (et des poussières). Heureusement, après quelques discussions, l’hôtesse au check-in a été sympa et ne m’a pas fait payer de surtaxe.

Arrivée à Belgrade, sous la flotte. Les médias en Europe annonçant Belgrade sous les eaux, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En fait, la situation est bonne. Le niveau a bien baissé.

A l’aéroport, le comité d’accueil était là et nous sommes directement partis déposer mes affaires à l’appartement. Joli appartement, au dernier étage (4 étages, ça va ça peut encore le faire…). Je devais avoir un autre appart mais lorsqu’ils sont passés pour s’assurer que tout allait bien, les proprios avaient enlevé la cuisinière…C’est donc dans un appart de l’épouse de mon patron que je vais loger. Alors que j’écris ces lignes une semaine plus tard, je peux déjà dire que tout n’y est pas parfait. Niveau propreté, ça a besoin d’un bon coup de putz. Mais j’ai une femme de ménage (!!!) qui passera. Vu que je suis dans le toit, il risque de faire un peu chaud en été, et dès qu’il y a un coup de vent, il y a quelques courants d’air. Mis à part ça, pas à me plaindre. C’est toujours la grande question de ce que je désire avoir et de ce que je peux demander au regard de l’endroit où je me trouve.

J’avoue être parti en ne sachant pas trop à quoi m’attendre. La seule image que nous avons de l’Ex-Yougoslavie, et surtout de la Serbie, n’est pas spécialement positive. C’est donc avec beaucoup de question que je suis parti.

Belgrade est une grande ville (env. 2 millions d’habitants), avec un grand centre. Au sommet de la colline a été construite la forteresse de Kalemegdan qui offre une belle vue sur la confluence de la rivière Sava et du Danube. Détruite un nombre incalculable de fois (une vingtaine environ), Belgrade, la Ville Blanche, a toujours été reconstruite. De grandes rues et boulevards conduise à la forteresse. Aucune trace des bombardements, mis à part quelques bâtiments qui seront semble-t-il conservé en souvenir.

Les locaux de la fondation se trouvent à 10-15 minutes de pieds de chez moi. Je prends le Boulevard Aleksander et vais en direction du centre. Tranquille. Pour ce qui est du travail, je ne pouvais pas être plus au centre. Les locaux sont grands et j’ai mon ordi. Mais que les choses soient claires. L’écran plat…à ch’crois pas…ADSL? Vous avez dit ADSL? Ben non, ce sera le bon vieux ISDN. Donc beaucoup de patience pour aller sur le net.
Au bureau, il y a le boss, Dimitrije, une responsable de projet, Ana qui a mon âge, Ksenia, assistante de recherche, un peu plus jeune, et la comptable qui doit avoir la quarantaine. Je n’ai pas encore capté son nom…

Tous étaient très occupés à préparer une demande de fonds au ministère de la culture. Il y avait de plus une journaliste islandaise. J’ai donc lu quelques papiers sur leur travail puis j’ai papoté avec la journaliste. Très sympathique, nous avons échangé nos impressions sur la Serbie. Le soir, Dimitrije, Ana, Ksenia, Rosa (la journaliste) et moi-même, sommes allés manger dans un resto typique où des tsiganes jouaient de la musique. Vraiment super! Quelques verres de schnapps, “quelques” verres de vin. Ana et Ksenia sont rentrées, mais nous avons continué et terminé à 4h du mat! J’avoue avoir eu un peu mal à la tête le lendemain matin! Vraiment une super soirée!

31 mai 06, départ pour la Serbie

voilà, j’ai reçu ma réponse est le projet m’accepte. Je peux partir en Serbie Montenegro…Après l’Amérique latine, les Balkans. 6 mois dans une fondation à parler anglais et à apprendre le serbe. Je me réjouis, ça va vraiment être fun!

Envoyer des mails est un travail qui demande tant de temps, et souvent les gens n’apprécient pas trop les mails circulaires, je me suis dit que l’alternative serait le blog. Et why not en fait!!??l’avantage sera de pouvoir y insérer quelques photos aussi. Donc bien venu sur mon blog!! ;)