Comment vous dire…je suis un peu parti à la bourre…moi qui m’était promis de partir tranquille. Trois petites heures de sommeil, ce qui est une longue nuit au regard de mes précédents départs.
Pour le voyage, mon souci principal fut le poids de mes bagages. N’étant jamais parti pour une si longue période, ceci dans une perspective professionnelle, je ne savais pas trop quoi prendre. J’ai donc un peu chargé mes valises. Je pensais avoir le droit à 32kg…que neni…en fait, j’avais le droit à 22kg (et des poussières). Heureusement, après quelques discussions, l’hôtesse au check-in a été sympa et ne m’a pas fait payer de surtaxe.
Arrivée à Belgrade, sous la flotte. Les médias en Europe annonçant Belgrade sous les eaux, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En fait, la situation est bonne. Le niveau a bien baissé.
A l’aéroport, le comité d’accueil était là et nous sommes directement partis déposer mes affaires à l’appartement. Joli appartement, au dernier étage (4 étages, ça va ça peut encore le faire…). Je devais avoir un autre appart mais lorsqu’ils sont passés pour s’assurer que tout allait bien, les proprios avaient enlevé la cuisinière…C’est donc dans un appart de l’épouse de mon patron que je vais loger. Alors que j’écris ces lignes une semaine plus tard, je peux déjà dire que tout n’y est pas parfait. Niveau propreté, ça a besoin d’un bon coup de putz. Mais j’ai une femme de ménage (!!!) qui passera. Vu que je suis dans le toit, il risque de faire un peu chaud en été, et dès qu’il y a un coup de vent, il y a quelques courants d’air. Mis à part ça, pas à me plaindre. C’est toujours la grande question de ce que je désire avoir et de ce que je peux demander au regard de l’endroit où je me trouve.
J’avoue être parti en ne sachant pas trop à quoi m’attendre. La seule image que nous avons de l’Ex-Yougoslavie, et surtout de la Serbie, n’est pas spécialement positive. C’est donc avec beaucoup de question que je suis parti.
Belgrade est une grande ville (env. 2 millions d’habitants), avec un grand centre. Au sommet de la colline a été construite la forteresse de Kalemegdan qui offre une belle vue sur la confluence de la rivière Sava et du Danube. Détruite un nombre incalculable de fois (une vingtaine environ), Belgrade, la Ville Blanche, a toujours été reconstruite. De grandes rues et boulevards conduise à la forteresse. Aucune trace des bombardements, mis à part quelques bâtiments qui seront semble-t-il conservé en souvenir.
Les locaux de la fondation se trouvent à 10-15 minutes de pieds de chez moi. Je prends le Boulevard Aleksander et vais en direction du centre. Tranquille. Pour ce qui est du travail, je ne pouvais pas être plus au centre. Les locaux sont grands et j’ai mon ordi. Mais que les choses soient claires. L’écran plat…à ch’crois pas…ADSL? Vous avez dit ADSL? Ben non, ce sera le bon vieux ISDN. Donc beaucoup de patience pour aller sur le net.
Au bureau, il y a le boss, Dimitrije, une responsable de projet, Ana qui a mon âge, Ksenia, assistante de recherche, un peu plus jeune, et la comptable qui doit avoir la quarantaine. Je n’ai pas encore capté son nom…
Tous étaient très occupés à préparer une demande de fonds au ministère de la culture. Il y avait de plus une journaliste islandaise. J’ai donc lu quelques papiers sur leur travail puis j’ai papoté avec la journaliste. Très sympathique, nous avons échangé nos impressions sur la Serbie. Le soir, Dimitrije, Ana, Ksenia, Rosa (la journaliste) et moi-même, sommes allés manger dans un resto typique où des tsiganes jouaient de la musique. Vraiment super! Quelques verres de schnapps, “quelques” verres de vin. Ana et Ksenia sont rentrées, mais nous avons continué et terminé à 4h du mat! J’avoue avoir eu un peu mal à la tête le lendemain matin! Vraiment une super soirée!
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