Quelques réflexions sur un événement anodin mais si énervant!
En si peu de temps, j’ai réussi à faire tellement de chose; y a pas à dire, parfois je m’impressionne…hier soir, une superbe soirée au son des chants tsiganes. Une (très) courte nuit. Cette nuit: je perds mon porte-monnaie…je ne sais que dire, I am speechless, je reste sans voix, je suis atterré Comment passer du: woua génial super excellent, à: nom de d… de b…de m…fait c…!! Et encore, je suis poli!:) Le plus agaçant est d’avoir déjà pas mal voyagé, avoir vu des endroits peu recommandables, ne s’être fait ni agressé ni volé…et de soudain perdre son porte-monnaie certainement de la manière la plus bête possible: dans un taxi (après m’être refait au bas mot 1000 fois le film, avec l’espoir inavouable qu’ainsi les événements changeraient peut-être). Comme quoi: rien n’est permanent, tout change et bouge.
Une autre grande leçon est aussi l’influence de notre état d’esprit sur la perception que nous avons de notre environnement. Lorsque tout allait bien, Belgrade était génial; maintenant que cela va moins bien: les gens m’ennuient. D’où l’importance, un: d’avoir un état d’esprit positif afin de ne pas se laisser influencé de manière excessive par son environnement, deux: de ne pas juger un environnement uniquement par le prisme de ses émotions. Une certaine distance est nécessaire afin de mieux appréhender et percevoir un nouveau monde. C’est un double jeu: une distance pour mieux analyser et comprendre, mais aussi le désir de s’intégrer le plus rapidement possible afin de pouvoir communiquer avec les gens.
Et tout ça “grâce” à un porte-monnaie. Bien sûr, perdre quelque chose est énervant. Mais cela aurait pu être plus grave. Malgré tout, ce sont des frais supplémentaires.
Ressasser les événements, les tourner encore et encore dans son esprit est-il nécessaire? La question que je poserais serait plutôt de savoir pourquoi nous réfléchissons ainsi? Qu’avons-nous à en retirer, à quoi nous sert cette culpabilité? Est-elle réellement constructive? La culpabilité ne serait-elle pas que la première partie d’un travail qui ne se termine pas qu’à cet état d’esprit? La culpabilité pour ne pas être insensible au monde qui nous entoure. Mais au lieu de la culpabilité, l’échanger contre la prise de conscience de son rôle dans une situation passée. Créer ainsi une conscientisation de l’événement non pas égocentrique, auto-dénigrante avec comme unique vision l’acte passé. Mais créer une vision qui sans évacuer le fait passé, et bien au contraire, l’intègre dans une vision tournée vers le présent et l’avenir; ou l’individu bien qu’au centre, ne se regarde pas son nombril en pleurant sur son sort mais lui donne une valeur de croissance et de développement.
Enfin, comme vous le voyez, je ne manque pas de matière à faire travailler ces petites cellules grises! Mis à part cela, Belgrade reste pour moi une ville à découvrir, et je m’en réjouis. Les plus ne touchent pas le centre. Etant construite sur une colline, il n’y a que quelques routes et quartiers au bord du Danube qui sont touchés par les crues.
Ce malheureux soir, nous (Judith, Anna, Nathalie, Lotti et moi-même) sommes allés manger dans la plus vieille taverne de Belgrade. Pour ce qui est de la cuisine: il faut aimer la viande. Si vous n’êtes pas végétarien, vous le deviendrez peut-être…
Heureusement, l’huile qui a servi à cuire la viande aide à tout faire passer: grâce à elle, ça glisse comme un toboggan d’Alpamar!
Bien sûr, il y a les fameuses frites…mais je me demande si elles ne sont pas là histoire de pomper le surplus d’huile du plat…je n’ai pas encore de réponse à la question. Il y a par contre un truc génial, ce que nous avons, Judith et moi, appelé la glace vanille! Grâce à cette glace vanille, vous viendrez à bout de tout plat de viande en moins de deux! Il suffit simplement d’enrober la viande, saucisse ou tout animal mort, d’un peu de glace et hop! Ça glisse dans le gossier comme de rien. Bon, c’est vrai, ce n’est pas de la glace vanille mais une sorte de crème (pas mal bonne ceci dit en passant) qui peut être mise dans des poivrons, dé-li-cieux. Alors il est clair que si vous n’aimez pas la viande, les frites à l’huile ou la glace vanille…enfin, je veux dire les laitages…ben pour l’instant vous êtes mal barrés. Mais ne vous inquiétez pas, je continue ce petit tour culinaire histoire que vous ne mourriez pas de faim lorsque vous visiterez Belgrade (bien sûr il y a MacDo…mais bon, pourquoi se farcir 900 km, si c’est pour se farcir la bouffe d’un clown aux allures de fou furieux survolté?!).
J’ai donc perdu mon porte-fric en sortant du taxi. Une petite crise cardiaque plus tard, je fais le trajet inverse histoire d’être sûr de ne pas l’avoir fait tomber par terre (ben ouais, au cas où ça pousserait…forcément). Rien de rien. Retour vers le bar que nous avions quitté; juste pour être sûr que le taximan n’y était pas retourné (un petit trip perso). Après une bonne crise de fou rire avec Judith, qui m’a patiemment accompagné à travers mes délires ;), nous appelons un taxi pour aller chez elle histoire de faire annuler mes cartes de crédits. Nous appelons le taxi, il s’arrête, nous montons…et il nous annonce qu’il arrête son service…nous sortons, juste pas l’air de deux tarés…éclat de rire…pour voir quatre personnes s’engouffrer dans le même taxi, qui s’en va…on a juste pas capté pourquoi…Arrivé, chez Judith, plusieurs téléphone histoire de faire bloquer Visa…il m’a même fallu appeler chez les ‘ricains (bande de tarés!!)…franchement, ils sont pas fute-fute (”où avez-vous perdu votre carte? – A Belgrade. Où? – En Serbie. – Et serbie c’est dans quel pays?”…moment de silence…je me serais flingué…).
A nouveau, merci à Jud’ qui a été mais super patiente… ![]()
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