Voilà ma dernière semaine dans les Balkans. J'ai pris une semaine de vacances et suis parti pour le Kosovo. Je ne pouvais pas m'en aller sans dire au revoir à mes amis du Kosovo.
Une semaine donc à lire, préparer un ou deux interviews à venir, boire des cafés tranquille: bref, le farniente. Le temps est splendide. Qui aurait cru qu'un jour je ferais du farniente à Prishtina?? :)
Nous louons un jour une voiture et allons du côté de Peja puis faisons un tour dans la campagne.
Je ne pouvais pas non plus quitter le Kosovo sans aller manger une dernière fois au restaurant Tirona et leurs fritures; n'est-ce pas Kay-Nina?! :)
J'ai à nouveau rencontré pas mal de monde, et nous nous sommes promis, avec ceux que je connaissais déjà, que nous nous reverrions le plus tôt possible, éventuellement en hiver. Je l'espère.
Revenu sur Belgrade, c'est la course pour faire mes valises, donner un coup de putz à l'appart, deux trois fiestas histoire de profiter de ces derniers instants...
J'ai adoré la Serbie et les Balkans. Ce fut une grande découverte que je n'oublierai jamais. Région dans laquelle je ne serai pas allé de prime abord mais que le destin m'a fait découvrir. Génial!
Je regrette de partir maintenant, au moment ou je commence à connaître du monde, de nouvelles personnes, de nouvelles amitiés qui naissent. Mais n'est-ce pas une magnifique raison de revenir?
J'ai aimé les Balkans pour son histoire, ses histoires, ses gens, la passion qui l'anime. Je ne lui souhaite que le meilleurs et que cette passion leur soit, à tous, constructive et pacifique.
J'ai tellement appris ce cette région où il y a tant à découvrir.
Milles mercis à toutes ces personnes qui ont croisé mon chemin, à tous ceux que j'ai pu rencontrer, pour tout ce que vous m'avez apporté. J'espère rester en contact et pouvoir un jour vous offrir en retour ce que vous avez offert si généreusement.
Bye-bye Belgrade, bye-bye la Serbie, bye-bye les Balkans, merci pour tout...hello Monde, je repars vers de nouveaux horizons!
;)
dimanche 11 mars 2007
Petit week-end à Prishtina, 2 au 3 septembre 06
Retour au Kosovo pour un petit WE...décidement, ça me poursuit. Je voulais voir autre chose sans aller trop loin (6 heures de bus quand même...).
Samedi nous sommes allés à un BBQ organisé pour les UNV au bord du Lac Batllave, une belle journée ensoleillée. Le soir nous sommes allés à un autre BBQ. Ce fut donc un samedi très social. Cool.
Dimanche, nous avons loué une voiture pour aller jusqu'à Prizren puis sommes revenus sur Prishtina. Une très jolie balade et Prizren mérite d'être vue. Sur le chemin nous avons traversé une enclave serbe protégée par la KFOR.
En redescendant sur Prizren, la route a été fermée un moment pour laisser se dérouler un rally alpin...il fallait voir l'état dans lequel roulait certaines voitures. La grande gagnante du prix "cette-voiture-n-décidemment-rien-à-faire-ici" était une Fiat 500. Pour preuve, le moteur n'avait pas tenu (sans déc') et avait pris feu...
Dimanche soir, je reprends mon bus pour Belgrade (je commence à connaître le chemin). Dans le bus, je découvre qu'ils ont vendu plus de billets que de place...je suis ravi. Je me dis que je dormirais dans l'allée mais je veux attendre de passer le poste de contrôle entre le Kosovo et la Serbie. Une fois passé, je me pose sur les escaliers latéraux du bus, et je découvre une petite place-lit qui doit être reservé au conducteur lorsqu'il fait de long trajet et qu'il veut se reposer. Ni une ni deux, je me faufile dedans et y dors jusqu'à Belgrade :).
Samedi nous sommes allés à un BBQ organisé pour les UNV au bord du Lac Batllave, une belle journée ensoleillée. Le soir nous sommes allés à un autre BBQ. Ce fut donc un samedi très social. Cool.
Dimanche, nous avons loué une voiture pour aller jusqu'à Prizren puis sommes revenus sur Prishtina. Une très jolie balade et Prizren mérite d'être vue. Sur le chemin nous avons traversé une enclave serbe protégée par la KFOR.
En redescendant sur Prizren, la route a été fermée un moment pour laisser se dérouler un rally alpin...il fallait voir l'état dans lequel roulait certaines voitures. La grande gagnante du prix "cette-voiture-n-décidemment-rien-à-faire-ici" était une Fiat 500. Pour preuve, le moteur n'avait pas tenu (sans déc') et avait pris feu...
Dimanche soir, je reprends mon bus pour Belgrade (je commence à connaître le chemin). Dans le bus, je découvre qu'ils ont vendu plus de billets que de place...je suis ravi. Je me dis que je dormirais dans l'allée mais je veux attendre de passer le poste de contrôle entre le Kosovo et la Serbie. Une fois passé, je me pose sur les escaliers latéraux du bus, et je découvre une petite place-lit qui doit être reservé au conducteur lorsqu'il fait de long trajet et qu'il veut se reposer. Ni une ni deux, je me faufile dedans et y dors jusqu'à Belgrade :).
samedi 10 mars 2007
Rafting au Montenegro, 26 au 28 août 06
Et voilà, cela faisait un moment que nous en parlions: allez faire du rafting au Montenegro!
Départ avec Tina (après la Roumanie, nous sommes parés à tout ;) ) pour le Montenegro où nous allons rencontrer Séverine, Michael et Jérôme qui nous rejoindrons dans le petit village de Berane à environ une heure de la frontière serbe. Nous y dormirons avant de nous diriger vers notre destination principale: Zabljak, dans les montagnes.
Le bus a bien sûr mis des plombes pour arriver...avec deux heures de retard environ...heureusement, il y avait de la musique traditionnelle dans le bus histoire de faire passer le temps, n'est-ce pas Tina :) ?
Le trajet le plus beau fut bien sûr l'aller à Zablak. A travers vallées et montagnes, nous nous enfonçons dans les forêts noires.
Quel plaisir de retrouver mes amis du Kosovo et de faire ce voyage avec eux!
Nous nous arrêtons dans une halte improvisée pour admirer un petit monastère de nonnes orthodoxes. Caché en contrebas de la route, il est entouré de montagnes. La nonne veut bien laisser rentrer Tina, Séverine et Jérôme dans la chapelle. Michael et moi devons rester dehors, le port du short n'est pas bien vu dans ces lieux saints.
La nonne répondra bien à quelques questions, mais lorsque Tina demandera combien de nonnes habitent dans le couvent, la religieuse répondra:"cela n'a pas d'importance...", avec un petit sourire. Nous comprenons; il y a certaines questions à ne pas poser, c'est comme si l'on pouvait encore sentir la crainte d'afficher son lien à telle ou telle confession, dénotant de l'appartenance à une ethnie particulière.
Nous reprenons notre route et longeons la rivière Tara, le canyon se creuse de plue en plus. Puis, le chemin se met à monter et nous entrons dans une couche de brouillard pour atteindre un plateau. Que de paysages différents!
Zabljak est une petite station de ski, un petit village très tranquille. Nous y avons loué un petit appartement très bien tenu. Quel bonheur!
Il ne fait pourtant pas chaud bien que nous soyons en été et nous ne sommes pas mécontent d'avoir pris quelques vêtements supplémentaires.
Le soir, nous trouvons un petit bar où nous buvons l'apéro puis partons pour un petit resto manger de la "polenta" au kajmak. Miam miam! En rentrant nous ne pouvons résister à aller encore prendre un verre dans notre chouette petit bar. Mais nous ne faisons pas long car demain c'est rafting!!
Le lendemain, nous partons pour le rafting. Au bord de la rivière, nous recevons des gilets de sauvetages qui semblent sortir tout droit d'une poissonnerie, puis ils auraient été abandonnés et laissés au soleil pendant quelques heures...ceci afin de s'assurer l'odeur la pire possible! Pouark, ils sentaient tellement mauvais!
En fait, le rafting fut un peu décevant car le courant n'était pas très fort...plus lent, c'était pas possible, plus lent et la rivière aurait commencé à reculer...
Mais traverser ces gorges fut somptueux, les parois sont abruptes et l'eau cristalline (et horriblement froide!).
De retour à Zablak, Tina doit prendre son bus pour rentrer sur Belgrade. Mais problème (et là, fallait-il vraiment en être étonné??). L'horaire de bus donné n'est pas valable le dimanche...alors que la compagnie avait juré le contraire au téléphone...Pas d'autres solutions que de prendre le bus demain avec moi pour retourner sur Belgrade. C'est cool, Tina reste avec nous un jour de plus! D'ailleurs à tout malheur, quelque chose est bon: car le lendemain, nous avons prévu d'aller faire une marche.
La marche est un concept qui échappe à Michael et Jérôme: quelles est cette obession des Suisses de vouloir absolument grimper en haut des montagnes??!! Franchement, je ne sais pas...mais s'il y a une montagne, l'envie est grande que d'aller voir ce qu'il y a en haut, sur l'autre versant.
Lundi matin, levé aux aurores. Entre la marche et les horaires de bus, notre timing est super serré pour pouvoir prendre le car qui nous ramènera vers Belgrade. Mais là, en me levant et voyant la pluie, j'ai quand même un moment d'hésitation. Depuis la Roumanie, j'en ai un peu marre de me retrouver trempé sans arrêt. Un retour sur la Serbie, fringues et chaussures mouillées ne m'enchante guère. Mais bon. Finalement, je ne peux pas résister, ce n'est qu'un peu d'eau (il va sans dire qu'une heure à peine après être parti, mes chaussures étaient trempées. Nous pas qu'il pleuvait tant mais le sol et l'herbe était tellement mouillé que mes baskets faisaient office d'éponges).
Nous avons prévu une marche de 6 heures. A l'office du tourisme, la dame nous demande si nous sommes de bons marcheurs: bien sûr! :)
Nous commençons donc par nous tromper de route...mais une fois sur le bon chemin, pas compliqué: c'est droit haut.
Je dois avouer que nous étions heureux d'avoir acheté un plan pour nous orienter. Une idée d'autant plus lumineuse au regard des événements à suivre.
La nature environnante est incroyable. La terre est sombre, les arbres ont des teints verts foncés. L'herbe et la nature est gorgée d'humidité. Et nous grimpons. De plus en plus haut. Notre but est de faire le tour de la montagne et de revenir sur Zabljak...en 6 heures...mais trois Suisses en montagnes, c'est trois Suisses heureux, non ?! ;)
Il y a de moins en moins de verdure et celle-ci est remplacé par des caillous. Nous arrivons à un petit glacier et le brouillard se fait de plus en plus dense. Il est déjà midi. Le col ne nous semble pas loin mais nous n'en sommes pas sûr et estimons la route. Une sorte de caisson rouge est posé sur un rocher et surplombe le petit glacier. Bien que glauque, nous décidons de nous y arrêter pour manger le pic-nic préparé la veille. A l'intérieur: changement total. Nous avons l'impression d'être dans un tout petit chalet! 2 lits sueprposés, une petite table, un réchaud à bois et deux bougies pour illuminer la pièce. C'est absolument génial!
Mais nous ne pouvons pas rester: le col n'est pas passé et nous ne savons pas combien de temps de marche il nous reste. Nous repartons, non sans avoir laissé un petit mot dans le livre d'or. Jettez-y un oeil si un jour vous allez du côté de Zabljak :)
Nous reprenons la marche est c'est là qu'un doute surgit. Le trajet est bien balisé mais soudain je ne vois plus les cercles peints en rouge qui tracent la route. Le brouillard se fait de plus en plus dense et nous n'y voyons plus à 20 mètres devant nous. J'avertis Séverine que nous devrions retrouver les balises avant de continuer. Tina reste comme repère :) sur un rocher et nous tournons autour d'elle, cherchant les balises. Nous sortons la carte et estimons notre position. Malheureusement, nous n'avions pas de boussole mais c'est sans compter sur notre sens pratique :)
Finalement nous retrouvons les marques qui nous indiquent de monter droit haut..dans la caillasse...alors là cela devient sportif: seul Séverine est equipée de bonnes chaussures de marches. Tina et moi faisons la route avec des baskets...nous ne pensions pas faire une telle marche. L'herbe est glissante, la pierre n'aide pas à prendre appui...surtout rester concentrer sur ses pas.
Le sommet atteint, après avoir louvoyé pour trouver un chemin digne de ce nom, nous le retrouvons qui serpente en contrebas. Bien! A partir de là, il nous suffira de descendre et de viser Zabljak. Nous rencontrer des bergers qui nous proposent du fromage. Nous ne pouvons hélas pas rester faire la conversation, le temps court et Tina et moi avons un bus à attraper. La descente est splendide malgré les contraintes de temps.
Arrivé à Zablak, nous avons le temps de prendre une douche en 3 minutes chrono, faire nos affaires et de partir vers la station de bus. Nous saluons nos amis et sautons dans le bus. 2 minutes plus tard, le voilà qui se met se met en marche; nous voilà reparti vers la Serbie.
Nous n'avons pas pu raconter nos aventures à Michael et Jérôme. Séverine s'en chargera.
Quel timing! Ce départ fut sur les chapeaux de roue mais quelle marche fantastique!
Ce fut un week-end absolument génial!!
Notre retour sur Belgrade se fera sans encombre...ce qui nous changera de nos passages de frontières mouvementés; et qui n'est pas désagréable lorsque l'on a 9 heures de bus à faire.
Le Montenegro est une région splendide est verdoyante. Ses forêts sont magnifiques et j'espère pouvoir un jour découvrir ses bords de mers qui sont, paraît-il, spectaculaires. Une prochaine fois.
Départ avec Tina (après la Roumanie, nous sommes parés à tout ;) ) pour le Montenegro où nous allons rencontrer Séverine, Michael et Jérôme qui nous rejoindrons dans le petit village de Berane à environ une heure de la frontière serbe. Nous y dormirons avant de nous diriger vers notre destination principale: Zabljak, dans les montagnes.
Le bus a bien sûr mis des plombes pour arriver...avec deux heures de retard environ...heureusement, il y avait de la musique traditionnelle dans le bus histoire de faire passer le temps, n'est-ce pas Tina :) ?
Le trajet le plus beau fut bien sûr l'aller à Zablak. A travers vallées et montagnes, nous nous enfonçons dans les forêts noires.
Quel plaisir de retrouver mes amis du Kosovo et de faire ce voyage avec eux!
Nous nous arrêtons dans une halte improvisée pour admirer un petit monastère de nonnes orthodoxes. Caché en contrebas de la route, il est entouré de montagnes. La nonne veut bien laisser rentrer Tina, Séverine et Jérôme dans la chapelle. Michael et moi devons rester dehors, le port du short n'est pas bien vu dans ces lieux saints.
La nonne répondra bien à quelques questions, mais lorsque Tina demandera combien de nonnes habitent dans le couvent, la religieuse répondra:"cela n'a pas d'importance...", avec un petit sourire. Nous comprenons; il y a certaines questions à ne pas poser, c'est comme si l'on pouvait encore sentir la crainte d'afficher son lien à telle ou telle confession, dénotant de l'appartenance à une ethnie particulière.
Nous reprenons notre route et longeons la rivière Tara, le canyon se creuse de plue en plus. Puis, le chemin se met à monter et nous entrons dans une couche de brouillard pour atteindre un plateau. Que de paysages différents!
Zabljak est une petite station de ski, un petit village très tranquille. Nous y avons loué un petit appartement très bien tenu. Quel bonheur!
Il ne fait pourtant pas chaud bien que nous soyons en été et nous ne sommes pas mécontent d'avoir pris quelques vêtements supplémentaires.
Le soir, nous trouvons un petit bar où nous buvons l'apéro puis partons pour un petit resto manger de la "polenta" au kajmak. Miam miam! En rentrant nous ne pouvons résister à aller encore prendre un verre dans notre chouette petit bar. Mais nous ne faisons pas long car demain c'est rafting!!
Le lendemain, nous partons pour le rafting. Au bord de la rivière, nous recevons des gilets de sauvetages qui semblent sortir tout droit d'une poissonnerie, puis ils auraient été abandonnés et laissés au soleil pendant quelques heures...ceci afin de s'assurer l'odeur la pire possible! Pouark, ils sentaient tellement mauvais!
En fait, le rafting fut un peu décevant car le courant n'était pas très fort...plus lent, c'était pas possible, plus lent et la rivière aurait commencé à reculer...
Mais traverser ces gorges fut somptueux, les parois sont abruptes et l'eau cristalline (et horriblement froide!).
De retour à Zablak, Tina doit prendre son bus pour rentrer sur Belgrade. Mais problème (et là, fallait-il vraiment en être étonné??). L'horaire de bus donné n'est pas valable le dimanche...alors que la compagnie avait juré le contraire au téléphone...Pas d'autres solutions que de prendre le bus demain avec moi pour retourner sur Belgrade. C'est cool, Tina reste avec nous un jour de plus! D'ailleurs à tout malheur, quelque chose est bon: car le lendemain, nous avons prévu d'aller faire une marche.
La marche est un concept qui échappe à Michael et Jérôme: quelles est cette obession des Suisses de vouloir absolument grimper en haut des montagnes??!! Franchement, je ne sais pas...mais s'il y a une montagne, l'envie est grande que d'aller voir ce qu'il y a en haut, sur l'autre versant.
Lundi matin, levé aux aurores. Entre la marche et les horaires de bus, notre timing est super serré pour pouvoir prendre le car qui nous ramènera vers Belgrade. Mais là, en me levant et voyant la pluie, j'ai quand même un moment d'hésitation. Depuis la Roumanie, j'en ai un peu marre de me retrouver trempé sans arrêt. Un retour sur la Serbie, fringues et chaussures mouillées ne m'enchante guère. Mais bon. Finalement, je ne peux pas résister, ce n'est qu'un peu d'eau (il va sans dire qu'une heure à peine après être parti, mes chaussures étaient trempées. Nous pas qu'il pleuvait tant mais le sol et l'herbe était tellement mouillé que mes baskets faisaient office d'éponges).
Nous avons prévu une marche de 6 heures. A l'office du tourisme, la dame nous demande si nous sommes de bons marcheurs: bien sûr! :)
Nous commençons donc par nous tromper de route...mais une fois sur le bon chemin, pas compliqué: c'est droit haut.
Je dois avouer que nous étions heureux d'avoir acheté un plan pour nous orienter. Une idée d'autant plus lumineuse au regard des événements à suivre.
La nature environnante est incroyable. La terre est sombre, les arbres ont des teints verts foncés. L'herbe et la nature est gorgée d'humidité. Et nous grimpons. De plus en plus haut. Notre but est de faire le tour de la montagne et de revenir sur Zabljak...en 6 heures...mais trois Suisses en montagnes, c'est trois Suisses heureux, non ?! ;)
Il y a de moins en moins de verdure et celle-ci est remplacé par des caillous. Nous arrivons à un petit glacier et le brouillard se fait de plus en plus dense. Il est déjà midi. Le col ne nous semble pas loin mais nous n'en sommes pas sûr et estimons la route. Une sorte de caisson rouge est posé sur un rocher et surplombe le petit glacier. Bien que glauque, nous décidons de nous y arrêter pour manger le pic-nic préparé la veille. A l'intérieur: changement total. Nous avons l'impression d'être dans un tout petit chalet! 2 lits sueprposés, une petite table, un réchaud à bois et deux bougies pour illuminer la pièce. C'est absolument génial!
Mais nous ne pouvons pas rester: le col n'est pas passé et nous ne savons pas combien de temps de marche il nous reste. Nous repartons, non sans avoir laissé un petit mot dans le livre d'or. Jettez-y un oeil si un jour vous allez du côté de Zabljak :)
Nous reprenons la marche est c'est là qu'un doute surgit. Le trajet est bien balisé mais soudain je ne vois plus les cercles peints en rouge qui tracent la route. Le brouillard se fait de plus en plus dense et nous n'y voyons plus à 20 mètres devant nous. J'avertis Séverine que nous devrions retrouver les balises avant de continuer. Tina reste comme repère :) sur un rocher et nous tournons autour d'elle, cherchant les balises. Nous sortons la carte et estimons notre position. Malheureusement, nous n'avions pas de boussole mais c'est sans compter sur notre sens pratique :)
Finalement nous retrouvons les marques qui nous indiquent de monter droit haut..dans la caillasse...alors là cela devient sportif: seul Séverine est equipée de bonnes chaussures de marches. Tina et moi faisons la route avec des baskets...nous ne pensions pas faire une telle marche. L'herbe est glissante, la pierre n'aide pas à prendre appui...surtout rester concentrer sur ses pas.
Le sommet atteint, après avoir louvoyé pour trouver un chemin digne de ce nom, nous le retrouvons qui serpente en contrebas. Bien! A partir de là, il nous suffira de descendre et de viser Zabljak. Nous rencontrer des bergers qui nous proposent du fromage. Nous ne pouvons hélas pas rester faire la conversation, le temps court et Tina et moi avons un bus à attraper. La descente est splendide malgré les contraintes de temps.
Arrivé à Zablak, nous avons le temps de prendre une douche en 3 minutes chrono, faire nos affaires et de partir vers la station de bus. Nous saluons nos amis et sautons dans le bus. 2 minutes plus tard, le voilà qui se met se met en marche; nous voilà reparti vers la Serbie.
Nous n'avons pas pu raconter nos aventures à Michael et Jérôme. Séverine s'en chargera.
Quel timing! Ce départ fut sur les chapeaux de roue mais quelle marche fantastique!
Ce fut un week-end absolument génial!!
Notre retour sur Belgrade se fera sans encombre...ce qui nous changera de nos passages de frontières mouvementés; et qui n'est pas désagréable lorsque l'on a 9 heures de bus à faire.
Le Montenegro est une région splendide est verdoyante. Ses forêts sont magnifiques et j'espère pouvoir un jour découvrir ses bords de mers qui sont, paraît-il, spectaculaires. Une prochaine fois.
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